On a toujours un peu de mal à réaliser que l’informatique existait avant Internet. Pour les plus vieux d’entre nous c’est pourtant une évidence. Au milieu des années 60 on n’en était pas aux écrans en couleur et aux disques durs tels qu’on l’entend mais les ordinateurs étaient déjà présents. IBM était là bien sûr, et ils mettaient sur le marché l’Univac 9000 series, qui proposait entre 8 kilo-octets et 16 kilo-octets de mémoire. Tenter de comparer avec les capacités actuelles serait ridicule bien sûr.

En 1966, IBM présentait un prototype de disquette d’une capacité de 2,2 Mega-octets ce qui pour l’époque était gigantesque… voici l’engin :

univac-disc

Sue Snow, ou Suzanne Snow est un modèle “glamour” des années 60 qui a laissé de magnifiques preuves photographiques de son anatomie. Elle a entre autres été photographiées par Edmund Leja, photographe dont le travail a fait de magnifiques pages centrales dans Playboy. Son travail photographique traverse plusieurs décennies et il a donc immortalisé Sue Snow, dont voici une (petite) sélection de photographies

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Ce nom ne vous dit peut-être rien. Joanne Latham a été un modèle “glamour” pendant quelques années et sa carrière a été marquée par une guerre féroce entre Playboy et Penthouse pour avoir la publication de ses premières photos nues. Sa plastique est à l’époque pour le moins impressionnante, donnant dans le 95 de tour de poitrine, bonnet F et elle a déjà fait la page 3 du Sun et du Daily Mirror. Un documentaire a même été réalisé sur elle. Elle a donc touché un gros chèque de Penthouse qui a sorti son numéro spécial 10 ans avec 19 pages dédiées à Joanne ! Ce numéro aux USA est la plus grosse vente du magazine et rapporte 18 millions de dollars. Joanne Latham n’est toutefois pas opposée au rapprochement avec Playboy puisqu’elle aura une aventure avec Hugh Heffner.

En 1982 un accident de voiture la fait renoncer à sa carrière de modèle et elle se lance dans le fitness puis à la fin des années 90 dans le Yoga aux Bahamas. Elle a toujours refusé d’écrire sa biographie mais rappelons tout de même qu’elle n’a à ce jour que 55 ans, le temps lui fera peut-être changer d’avis.

Deux liens pour en voir un peu plus (bien sûr je rappelle que c’est NSFW) :
Joanne Latham sur Mr Yome’s NSFW Pics Tumblr
Un album Joanne Latham sur Imgur

Le cinéma porno a connu une crise d’adolescence pendant laquelle il s’est tout permis. après la “révolution sexuelle” fin des années 60 il s’est largement affiché, sans retenue, sur les façades des cinémas de certains quartiers parisiens. Devant une telle débauche d’obscénité les autorités ont fini par sévir non pas en interdisant le genre (heureusement !) mais en le taxant assez lourdement. Dans la foulée l’imagerie porno utilisée sur les affiches a été censurée laissant les promoteurs avec comme seule solution : le texte. Usant d’une typographie et d’un champ lexical qui a largement marqué les esprits des générations contemporaines, la promotion du cinéma devenu X sonne maintenant comme une époque révolue où le conservatisme avait subi une attaque frontale et violente. Malheureusement, ou heureusement (je ne parviens pas à le savoir moi-même), le porno est retourné dans l’ombre et aura sagement attendu l’essor des vidéoclubs et de la VHS, puis l’arrivée d’Internet plus récemment, pour retrouver la lumière… sous d’autres formes. “Pornographisme, affiches à caractère typographique” revient sur cette fin d’âge d’or au travers d’affiches sans images, où les mots constituent tout l’argumentaire. Je devrais dire “reviendra”, puisque l’ouvrage est soumis au crowdfunding ! Je vous invite donc à participer au projet pour aider ce cinéma de genre à exister encore, même si c’est au travers de livres d’histoire(s).

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Morte alcoolique à 28 ans, en 1982, évidemment Roberta Pedon aura eu une vie courte et qui plus est à une époque lointaine. Il suffit de réaliser qu’il s’est passé plus de temps entre sa mort et aujourd’hui qu’entre sa naissance et sa propre mort pour comprendre pourquoi presque personne ne se souvient d’elle. Et pourtant, pour qui s’intéresse un tant soit peu à la période dite de l’âge d’or de la pornographie et au cinéma d’exploitation (ici : sexploitation), son physique aura marqué l’esprit d’une marque indélébile. D’origine létonne, Roberta nait dans l’Ohio et son caractère plutôt ouvert (certains diront “hippie”) la conduit à devenir modèle pour pas mal de magazines pour mâles… il faut dire que sa plastique est un atout non négligeable à une époque où les courbes font les couvertures. Tout ça l’amènera en Californie où elle tournera dans des petits métrages en 8mm destinés aux cinémas spécialisés, mais elle sera co-star dans “Delinquent School Girls” en 1975 qui restera son rôle le plus marquant.
Roberta ne se trouve maintenant plus que sur les forums et les sites dédiés aux années 70 et au côté le plus dénudé de cette décennie. Evidemment elle n’a pas changé la face du cinéma, mais elle continue malgré sa mort à éveiller un intérêt certain chez les collectionneurs. Ces quelques lignes sont une sorte d’hommage, et les photos (NSFW) que vous trouverez en suivant ce lien en sont un autre.

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Je vais encore passer pour un râleur, mais franchement… Je suis un amateur de photo de nues, naviguant entre érotique et naturel décomplexé. Qu’une photo revendique une approche artistique me va bien, d’ailleurs le nu se prête bien à l’artistique (le corps féminin est quand même un classique dans l’art). Depuis que le numérique et les réseaux sociaux ont envahi notre paysage, les photographes ont fleuri, et c’est pas un mal. Disons que nombre de photographes amateurs qui seraient restés absolument anonymes il y a vingt ans ont maintenant accès à une notoriété plus ou moins grandes… L’internaute étant ce qu’il est, il suffit de montrer des femmes nues pour fédérer, du coup ils sont nombreux à faire du nu, et elles sont nombreuses à être “modèles”. Au passage, vous remarquerez qu’une nana qui fait des selfies pourris avec sa webcam mais qui laisse deviner son décolleté aura plus de “followers” que n’importe quel sauveur de l’humanité potentiel…  Le corps de la femme est devenu d’une banalité assez terrible, la nudité est partout et du coup ça en devient laborieux (j’ai pas dit difficile…. mais laborieux) de séparer le bon grain de l’ivraie.

Les photographes de nus sont donc nombreux. Mais ils sont peu à avoir des idées. Du noir et blanc, une attitude pensive et une pose improbable et hop, vous voilà photographe de nu… Rarement la femme est montrée à son avantage intellectuel dans une photo de nu. On l’aime ingénue, timide, réservée… rarement forte, déterminée. La cruche quoi. Je trouve dans les photos de nues des années 70 que les photographes étaient moins prétentieux, et les modèles plus naturelles finalement beaucoup plus mises en valeur. On ne cherchait pas à intellectualiser le nu, on faisait du nu. Je me demande si les photos de nues actuelles ont réellement besoin de nu pour passer le message, ou si le nu est juste la cerise sur le gâteau… le côté “je fais de la photo sérieuse”.

Quoi qu’il en soit, la photo de nu telle qu’elle est pratiquée de nos jours et telle qu’elle se trouve partout sur Internet (au point que ça en devient d’une banalité affligeante) me laisse souvent indifférent. Le modèle et sa beauté vont bien sûr faire une différence, mais en faisant abstraction de ce paramètre, nada… Alors que la sensualité dégagée par les photos des magazines Playboy des années 70 est d’une évidence frappante. Mais ce n’est que mon avis.