Le patron de Total est mort. N’étant pas particulièrement doté en empathie, je ne vais pas mentir et dire que ça me retourne. Toutefois, deux comportements sont navrants ces jours-ci… Tout d’abord les “pleureuses”, magnifiquement portées par les journalistes (des médias dominants en tout cas) qui font passer la mort de “Moustache” pour une tragédie mondiale. On ne parle pas non plus d’un gars qui a contribué à la paix dans le Monde, qui a oeuvré pour une juste distribution des richesses, pour l’éducation… non. Il s’agissait d’une manière évidente d’un capitaliste au plus fort de sa représentation. D’un autre côté je suis au moins autant gêné par ceux qui en arriveraient presque à ouvrir une bouteille pour fêter l’évènement… Vous réalisez que vous vous réjouissez de la mort d’un être humain ? D’un père, d’un grand-père sûrement, d’un frère, d’un oncle… ? Quelles qu’aient pu être ses idées et ses convictions, personne ne mérite de mourir.

L’indécence est dans les extrêmes. Sa mort est un fait divers, ni plus important ni moins qu’un des nombreux accidents de la route du jour. C’est moche de se réjouir, et c’est indécent pour les malheurs quotidiens de donner à cette mort plus d’importance qu’elle n’a.