Après avoir vu au moins 5 fois le fims “Un long dimanche de fiançailles” de Jean Pierre Jeunet, je me suis intéressée au roman de Sébastien Japrisot

Au fil de ma lecture, j’ai été contente de retrouver des passages du film, voire de lire des phrases reprises mot pour mot dans les moments narratifs du film: ça me faisait des repères.
Cependant, je me suis aperçue assez vite que le film avait pris beaucoup de libertés avec le livre. Mathilde est vraiment handicapée (elle ne marche pas du tout), ses parents ne sont pas morts, elle a un frère et une “ni belle ni soeur”, Manech (prononcé manek mais écrit Manex) et elle sont originaires du coin d’Hossegor et non pas de Bretagne, elle ne joue pas du tuba mais elle peint etc.
Les autres personnages, même les secondaires, ont une psychologie beaucoup plus fouillée dans le roman que dans le film, mais ça, je pense que c’est inévitable.

De ce fait, la lecture du roman, en ayant une bonne connaissance du film, m’a été très agréable. J’ai été tellement prise dans ma lecture que je l’ai lu en moins de 24 heures! A certains moments, je me disais que le film trahissait le bouquin en changeant des événements, mais au final, je les considère comme deux oeuvres très différentes et je n’essaie plus de les comparer entre elles.

Le livre

Le livre

Après tout ça, j’ai commencé à penser au rapport roman-film. Je ne connais pas de film ayant été adapté sous forme de livre. Quand j’avais déjà lu un livre et que je le voyais adapté au cinéma, j’étais presque tout le temps déçue: je ne voyais pas ce qu’un film pouvait apporter de plus.
Pour moi, la seule exception jusqu’à présent a été “Shining” de Stephen King, adapté au cinéma par Stanley Kubrick. Le livre donne envie de voir le film, et le film donne envie de relire le livre!

Concernant JP Jeunet, je suis accro à son sens de l’esthétique depuis que j’ai vu “Delicatessen”. Depuis, je vais regarder chacun de ses films quand ils sortent au cinéma et je n’ai jamais été déçue. C’est peut-être pour ça que je suis restée “indulgente” envers le film après avoir lu le roman original. Je me suis aperçue que le film était une adaptation, et non pas une fidèle reproduction du roman. JP Jeunet a apporté sa patte, sa fantaisie, son imagination. On y retrouve vraiment son style.

J’espère pouvoir avoir d’autres bonnes surprises dans ce domaine, so stay tuned

UPDATE ^^
Après avoir été bluffée par le film “Le Pianiste” de Roman Polanski, je viens d’acheter le livre de Wladyslaw Szpilman. M’est avis que le bouquin va me plaire!

cloverfieldS’il y a bien un film qui n’apporte rien, c’est Cloverfield, surtout après avoir subi le racolage intense (teasers tous azimuts sur Internet) qui a précédé sa sortie ciné!

Au début, tout va bien, même si on a du mal à s’identifier aux personnages: une bande de jeunes adultes newyorkais friqués préparant une fête d’adieu pour leur super ami qui part travailler au Japon pour ramasser encore plus de tune… Il y a aussi une vague intrigue sentimentale, un type est chargé de filmer la soirée pour emmagasiner des souvenirs, et puis tout bascule pendant la fête: d’abord un black-out dans Manhattan, suivi d’un joli mouvement de panique. Le monstre-hostile-inconnu-venu-d’ailleurs attaque la ville!!

J’en viens directement sur ce qui coince: le film, dans un souci de réalisme total, ne comporte pas de musique d’ambiance. Pourtant, alors que tout le monde se bouscule dans les escaliers pour s’enfuir, le préposé au camescope continue de tout filmer, se découvrant une âme de documentariste!!! Ca n’a aucun sens! A partir de là, il m’a été impossible d’adhérer au reste de l’histoire, qui de toute manière, approche le zéro absolu en matière de contenu. La psychologie des personnages est à peine abordée, et on a l’impression de regarder une espèce de brouillon de film dont la star unique est le monstre.

Donc voilà: un film sans scénario qui doit beaucoup parler au public américain encore obsédé par le 11 septembre, un monstre ayant une vague ressemblance avec Godzilla, des bestioles voraces toutes pompées sur Alien, des scènes d’actions mal foutues et des événements invraisemblables (le type insistant pour aller sauver sa nana coincée au 39ème étage d’un immeuble éboulé, et la fille qui se relève et arrive à marcher/courir malgré la barre de fer qui lui transperce le torse), bref, de la déception en boîte!

poster_DiaryOfTheDeadFraîchement vu au cinéma, cet après-midi même: Diary of the Dead de George A. Romero.

Etant fan des ses films, j’y suis allée tranquille, même si j’avais été un peu déçue du dernier: Land of the Dead. Je trouvais que son thème des morts-vivants n’avait plus grand chose à raconter.

Ici, j’ai trouvé le format un brin chaotique plutôt plaisant (le film a été tourné en vidéo), mais les personnages un peu trop stéréotypés à mon goût. De plus, j’ai eu l’impression qu’on nous imposait les pensées “pré-digérées” des personnages. Du coup, il n’y a pas beaucoup de place pour la réflexion, dommage.

Conclusion: une bonne distraction, avec quelques scène fortes (les scènes tournées dans l’hôpital), mais on sent que le propos, exploité depuis maintenant 40 ans, s’essouffle.