Carrie, le remake

J’ai adoré le livre de Stephen King, j’ai adoré le film de Brian de Palma… autant dire que regarder le remake d’une inconnue nommée Kimberly Peirce ne pouvait arriver que sur une journée sans autre chose à faire. Chloe Grace Moretz dans le rôle phare, Julianne Moore en mère illuminée et abusive, le cast est pourtant encourageant. Je me suis donc lancé dans le visionnage. Bien sûr on ne peut pas ne pas faire de comparaison avec la version de De Palma et c’est finalement uniquement sur ce jeu dangereux que le métrage montre ses faiblesses. On ne trouvera ni la photo, ni les cadres du maître du split screen. Néanmoins Chloe Moretz est une bonne actrice (est-il utile d’évoquer les talents de Julianne Moore ?) et l’ensemble n’a pas à rougir devant d’autres remakes beaucoup moins réussis.

Pas de risque de spoiler avec un tel film. Tout le monde connaît l’histoire, et la fin. J’ai quand même l’impression que là où Sissy Spacek incarnait une Carrie totalement perdue dans sa féminité et dont les pouvoirs semblaient la dépasser largement, ici Chloe Moretz prend les choses en main et travaille ses capacités télékinétiques ce qui lui donne un côté “sorcière” franchement assumé. C’est finalement dans ses moments de folie meurtrière qu’elle est quand même la moins convaincante… Ne boudons pas notre plaisir, ça donne quelques scènes sympathiques et les sales cons s’en prennent pas la gueule.

Je craignais une purge mais si on ne fait pas un parallèle avec “Carrie au bal du Diable” de De Palma, vous devriez pouvoir aimer ce film.