Suicide Girl, la pin-up moderne

Que ceux qui pensent que la marque SuicideGirl se rapporte à de la pornographie se détrompent, il s’agit de charme ou d’érotisme voire même de féminisme. Fondé en 2001 par une photographe, l’entreprise est plus que prospère maintenant et sa vision alternative de la nudité est intéressante. La notion de “Suicide Girl” fait référence au suicide social assumé (et présumé) que peut représenter la mise à nue ou le fait d’arborer de nombreux tatouages. Les Suicide Girls ont comme volonté de reprendre possession de l’image de leur corps et c’est en cela que la démarche est féministe. Ce n’est pas le dictat de l’industrie porno (essentiellement masculine) qui décide de leur image et même s’il est évident que la volonté d’érotisme n’est pas absente de la démarche il n’est pas question pour elles de vendre leur corps. Cela fait du site suicidegirls.com une exception dans le monde du site web pour adulte, puisque plus d’un tiers des abonnés sont des femmes.
Elles sont plus de 2000 dans le monde, toutes amateurs, et certaines accèdent au statut de “Suicide Girl” alors que les autres sont dites “hopeful” et leur titularisation tient au vote des membres. Il s’agit aussi d’une communauté qui organise des événements.

Il ne faut pas non plus idéaliser à outrance, et d’ailleurs certains tatoueurs critiquent le fait qu’il y a là une banalisation des tatouages (souvent très visibles et impressionnants) alors qu’il ne faut au contraire pas laisser croire que cette modification corporelle est un élément de mode. Soulignons donc surtout cette renaissance de la pin-up, modernisée, alternative mais libre.

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