Factorio : le bac à sable industriel

Je suis plutôt difficile à accrocher niveau jeux vidéos. Après pas mal d’essais du style “bac à sable” je n’avais rien trouvé d’addictif depuis Minecraft. Je parle bien de la partie créative du jeu et non de la survie que je trouve souvent frustrante, sûrement parce que je n’aime pas perdre. Factorio est un jeu indépendant en accès anticipé sur Steam qui répond parfaitement à mes attentes. Votre objectif (à vous seul ou avec des amis puisqu’il est multijoueur, mais comme je ne suis pas sociable je ne vais parler que de la version solo) est de construire une navette spatiale pour quitter la planète sur laquelle vous êtes. Pour cela vous devez faire des recherches et pour faire des recherches il faut des ressources. Mécanique assez habituelle s’il en est, mais l’originalité vient du fait que le “craft” (l’assemblage) se fera au travers d’usines que vous aurez à concevoir. Miner est une chose, il faudra acheminer les ressources jusqu’aux usines d’assemblage et les recherches vous permettront d’optimiser tout ça. Tout entretenir ou concevoir les automatismes qui le feront à votre place est un enjeu d’autant que si vous optez pour le mode “normal” vous aurez à défendre vos installations de hordes de bestioles destructrices. L’armement n’est pas un choix mais une nécessité. Il existe toutefois un mode de jeu “créatif” où vous pourrez dormir tranquille.

Ce jeu est parfaitement équilibré et la jouabilité proche de la perfection, il conviendra sûrement autant aux ingénieurs en herbe qu’aux survivalistes. Quand on sait qu’il ne s’agit pas encore d’une version 1, c’est bluffant d’imaginer ce que les développeurs nous réeservent pour la suite. Factorio est un incontournable dans le genre, je lui souhaite une longue carrière.