Braindead, plus mortel tu meurs

Braindead est un classique. Je pourrais m’arrêter là, sur cette assertion dont la démonstration est inutile. Pourtant il arrive sur le tard dans la chronologie du film d’horreur, puisque c’est en 1992 alors que les slashers vont prendre la relève que ce film gore (disons même gorissime) arrive sur les écrans, il met un terme à une certaine approche du gore décomplexé et fun où la pantalonnade n’est jamais bien loin. Mais ici, le délire est mené de main de maître, par un réalisateur dont le nom résonne maintenant comme un Spielberg du XXIè siècle : Peter Jackson, à qui l’on doit deux trilogies : Le seigneur des anneaux, et le Hobbit, et un film qui lui tient à coeur : King Kong. C’est d’ailleurs sur Skull Island que débute le film, avec la capture d’un singe “un peu” particulier. Sa morsure entraîne non seulement une mort pas ragoutante, mais en plus une renaissance zombiesque où tripes et sang dégoulinent de partout. A tel point d’ailleurs qu’en Suède la location VHS s’accompagnait d’un sac à vomi… Braindead est sûrement l’un des films les plus réjouissants pour les amateurs de gore, parce que tout en montrant décpatitation, démembrement, écartèlement, mixage, découpage, écrassement, il ne soumet jamais à une empathie de la douleur comme s’amuse à le faire Eli Roth par exemple et ses Hostel (d’ailleurs Eli Roth a déjà placé Braindead parmi ses influences). C’est fun ! On rigole en voyant le héros glisser sur des litres de sang répandus alors qu’il découpe à la tondeuse à gazon un groupe de zombies hagards ! Et le final est à la hauteur du film, à la fois grotesque et obscène, horrible et dérangeant… mais je n’en dis pas plus.
Si vous n’avez jamais vu ce film, vous ne devez pas hésiter une seconde à vous le procurer. Cela s’entend bien sûr si vous êtes amateur du genre, et si votre niveau d’acceptation de l’horreur est dans la tranche haute.

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