Hannibal, on en mangerait

Après avoir vu les trois saisons de la série Hannibal avec Mads Mikkelsen dans le rôle titre, je ne peux que vous encourager à y jeter un oeil, si toutefois vous avez le coeur bien accroché. Vous pouvez avoir résisté aux assauts sanglants des zombies de The Walking Dead et être particulièrement dégoûté à la vue de l’esthétique macabre dont fait preuve le créateur Bryan Fuller dans Hannibal. Différents réalisateurs se succèdent au fil des trois saisons bien sûr, mais l’ensemble est très homogène en qualité. La première saison peine un peu, les deux suivantes sont excellentes.
On y suit donc le travail de Will Graham, profiler un peu instable psychologiquement, qui se fait aider sur le terrain (et dans sa tête) par un psychologue : Hannibal Lecter. Si vous avez vu “Le silence des agneaux” vous connaissez le personnage et son penchant pour le foie et les fêves au beurre… toute l’histoire ici se passe avant qu’il ne soit découvert. C’est vers cette conclusion inévitable (puisque déjà écrite) que nous amènent les trois saisons.
Cette série de névrosés vous trimballe donc de tête en tête, et d’une perversité criminelle à une autre. Chaque meurtre est une oeuvre d’art, les détails sont perturbants, le sang coule à flôts… pourtant Mads Mikkelsen a toujours la classe. Hugh Drancy, qui joue Will Graham, s’en sort bien dans un rôle difficile et sur lequel repose beaucoup de l’intrigue.
Si vous aimez les séries au visuel soigné (la photo est absolumenet hallucinante !), des saisons avec en permanence la question de savoir qui va vivre ou mourir, une absence totale de remord chez nos psychopathes préférés ? Hannibal est un excellent choix.