La justice des puissants

Pour qui n’a jamais eu affaire à la Justice (ce qui est mon cas… pour le moment), on imagine cette institution dans sa grande parure d’équité, d’impartialité, d’aveuglement… bref l’iconographie habituelle. Bien entendu il suffit de s’intéresser d’une part aux faits divers et d’autre part à l’actualité politique (bien trop souvent liée à l’actualité judiciaire finalement) pour réaliser que du pékin à l’élu (et a plus forte raison : au ministre), les écarts de traitement son notables.
Je ne me prononcerai pas sur la sévérité ou le laxisme de la Justice pour les faits divers… je ne suis pas magistrat, ni journaliste, je n’ai aucune statistique et dans le fond ce n’est pas mon propos. Mon propos concerne essentiellement les politiques, qui depuis des années (décennies !) ont pris l’habitude d’échapper aux tribunaux ordinaires et ne connaissent que peu la case prison. Je l’admets, certains y sont passé, au moins quelques mois… mais ils ne sont pas si nombreux. Beaucoup d’anciens ministres inquiétés voire condamnés n’ont pas fait de prison. Soit, imaginons qu’après tout, toutes les condamnations ne sont pas censées se finir en taule… Mais voyez Balkani, Cahuzac, Woert… et bien sûr Sarkozy dont la pluie de merde tourne autour bizarrement sans jamais se décider à suivre le vieux principe de la gravitation.

Ah oui, il y a la Cour de Justice de la République. Cette fameuse cour qui n’a jamais posé de condamnation (autre que de principe, du bout des lèvres), dont les investigations prennent 15 ans alors qu’ils ont un effectif bien plus confortable en rapport au nombre d’affaires à traiter que n’importe quelle autre cour en France. Cette cour qui est censée traiter des ministres, ces gens à part qui sous pretexte qu’ils auraient dans leur caboche des secrets ne peuvent être entendus comme le commun des mortels. Cette cour qui avec la plus grande sagesse prononce non-lieux et relaxes… une fumisterie. Je suis comme beaucoup de Français, j’ai de plus en plus de mal avec la classe politique. Je ne suis toutefois pas comme 20% de Français, je ne pense pas que la solution soit en prenant un virage plus à droite (l’actualité tend à prouver qu’ils ont déjà de sacrés mauvaises habitudes avec l’argent d’ailleurs). La solution est probablement de revenir à une assemblée du peuple, qui ne soit pas constituée de politiques de carrière qui pensent à sauver leur siège. Un nombre maximum d’années au service de la France permettrait de faire tourner l’effectif en évitant des mecs qui votaient déjà des lois quand Mitterrand a été élu… renouvelons tout ça, ça casserait un peu le copinage et les collusions. Mais bien sûr, pour faire bouger ces lignes, il faudrait que le Parlement vote une loi… Bon, et bien… :

REVOLUTION !