Mettre sur la tronche de l’EI

Depuis quelques jours, soudainement, les dirigeants des pays riches (qui sont comme chacun le sait des philanthropes accomplis, qui ne pensent jamais à leur réélection) ont découvert que dans certaines régions du monde un groupe de bandits terrorisait les population, les massacrait, les abusait. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, donc je salue cette prise de conscience, c’est quand même dommage qu’il ait fallu qu’une photo d’un enfant mort fasse le tour des réseaux sociaux pour ouvrir les yeux des décideurs de tous pays.

Jusqu’alors, intervenir pour contrer l’Etat Islamique était compliqué parce que ces fous furieux opèrent sur différents territoires (souverains donc), et il aurait fallu bombarder plusieurs pays différents dont certains pas trop pressés de voir arriver des troupes au sol chez eux (je ne suis pas sûr que la Syrie soit très à l’aise avec l’idée d’avoir des soldats des Nations Unies, potentiels témoins des exactions supposées du régime). Je n’aime pas qu’un pays prenne la décision unilatérale d’envoyer des troupes chez son voisin, par exemple quand la Russie s’inscruste en Ukraine. Ce cas me gène parce que l’Ukraine vivait un régime démocratique avec une relative stabilité et qu’on se doute qu’il s’agit là d’une volonté de reconstruire une puissance de type “bloc de l’Est”, parce que pour certains “c’était mieux avant”. Dans le cas de l’EI, il faut penser aux populations civiles bien sûr, et force est de constater que les autorités respectives des pays où l’EI sévit sont impuissantes (ou complices).  C’est là qu’intervient un principe qui me semble simple : si ton voisin frappe sa femme et que tu l’entends, ou pire, si tu en es témoin, tu dois intervenir. C’est même une obligation quasi-légale. Alors pourquoi quand un pays est incapable de protéger femmes, enfants, et hommes bien sûr, on devrait sous prétexte qu’on n’est pas chez nous, fermer les yeux ?

L’Etat Islamique (je n’aime pas trop ce nom parce qu’il se rapporte bien trop à l’Islam, ce qui favorise les amalgames…) est une menace, et pour dire les choses directement, une organisation criminelle comme on en a rarement vu. Il faut donc les empêcher d’agir, sur tous les plans : financier, logistique, militaire et pourquoi pas idéologique (il ne faut pas laisser des jeunes musulmans se faire happer par la propagande).

Foutons leur sur la gueule, où qu’ils soient. Il ne s’agit pas seulement de rendre justice, il s’agit d’une guerre. Et quitte à être en guerre autant que ce soit pour intérêts humanitaires et non purement pour des intérêts économiques…