Zombie Story (David Wellington)

Après une trilogie sur les vampires co-signée par Del Toro, j’ai attaqué une trilogie sur les zombies. Plus précisément la trilogie intitulée “Zombie Story”, composée de “Zombie Island”, “Zombie Nation” et “Zombie Planet”.

Le premier tome est une incursion dans un Manhattan mort, habité par des zombies, à la recherche de médicaments. Une équipe de miliciens somaliens (des somaliennes pour être précis) accompagne un occidental dans un parcours en territoire Zombie, et la nouveauté de l’histoire est l’apparition de mort-vivants avec une conscience, et une orientation quasi-mystique du thème des zombies. Le second tome est une pré-quelle qui remonte aux origines du Mal, donnant une explication d’ailleurs plausible au phénomène ; plausible et inattendue, c’est un bon point ! Enfin le troisième tome est de loin le plus faible. Une suite du premier volume sur le ton “12 ans après” qui tombe les deux pieds dans le fantastique, tournant le dos à la mythologie zombie. De loin le plus décevant.

Zombie Island

C’est une rédaction initialement destinée au blog de David Wellington qui a suffisamment fédéré pour motiver une sortie “livre” de l’histoire du départ. Le premier opus est donc très dynamique, avec des chapitres courts, agréable et facile à lire. “Zombie Nation” , qui détaille les premières heures du “Zombie Outbreak”, profite lui aussi de cette facilité de lecture et les personnages (peu nombreux) sont tous attachants. Le cheminement est classique et le style d’écriture pas franchement formidable (peut-être est-ce à cause de la traduction toutefois), mais ce second tome se dévore avec plaisir. Malheureusement, “Zombie Planet” n’a pas les qualités de ses prédécesseurs. Il est maladroit, l’histoire est confuse, les personnages très “creux” et sans psychologie.

La trilogie “Zombie Story” est une belle découverte, mais aurait pu se dispenser du troisième volet. L’approche de Wellington troublera sûrement les intégristes du mythe Zombie, mais devrait ravir ceux qui justement cherchent du renouveau. Vous pouvez donc vous jeter sur cette série, même si (surtout si) vous ignorez le dispensable “Zombie Planet”.