Préférez vos toilettes à votre téléphone

D’après un article publié par Le Parisien récemment et d’après une étude britannique (relayée dans tous les médias du monde, alors pourquoi pas moi ?), il y aurait 500 fois plus de bactéries sur un téléphone portable que sur une lunette de toilette…  Entre salmonelles, staphylocoques dorés et autres joyeusetés, on ne peut pas dire que votre GSM soit très fréquentable, et ce serait essentiellement à cause de la température très agréable dégagée par le matériel. Emettons quelques hypothèses… :

  • on nettoie plus souvent les toilettes que les téléphones portables (je vous le souhaite en tout cas). Il se vend, sachez-le, des lingettes à 9,90€ les 100, pour nettoyer (et désinfecter) le téléphone…
  • on ne se lave pas systématiquement les mains avant d’utiliser son téléphone portable (alors que vous le faites avant d’aller aux toilettes… bien sûr), bien apparemment, ça ne changerait rien, d’après l’étude.
  • on range le téléphone portable dans la poche du pantalon, à côté ou tout contre le mouchoir en papier avec lequel on a nettoyé son nez enrhumé (parce qu’avouez-le, vous ne jetez pas le mouchoir en papier après chaque utilisation).
  • vous prêtez votre téléphone portable, mais pas vos toilettes (ça dépend de la fréquentation de votre logement, ceci dit).

« Le monde est une vraie porcherie »
(Les Béruriers Noirs)

Bon, cette info n’est pas nouvelle, il y avait eu d’autres études sur le sujet (concernant un clavier d’ordinateur, paraît-il). J’ai le souvenir aussi d’une étude dévoilant qu’il y avait n sortes (n appartient à l’ensemble des entiers naturels) d’urines différentes dans les cacahuètes posées sur le comptoir du bistrot (l’étude ne précisait pas lequel, ceci dit). Depuis, je ne touche plus une seul de ces satanées cacahuètes quand bien même elles me feraient de l’oeil, et la danse du ventre… Les gens sont des porcs… Et pourtant, doit-on s’arrêter de toucher les objets qui nous entourent ? Doit-on porter un masque et des gants en toutes occasions ? Avouez que bien que nous soyons encerclés par de vilaines bactéries, notre organisme ne semble pas franchement mal le vivre… Notez d’ailleurs qu’à l’âge adulte, ce sont cent mille milliards de bactéries qui partagent notre vie de tous les jours (sur notre peau, dans notre bouche…).

On vit à une époque d’hyper-propreté, d’hyper-diététique. Tout ce qu’on mange doit être dosé au milligramme en sel, en sucre, en gras, en protéines. Chaque élément en plastique doit être estampillé sans Parabène, on s’interroge sur la possible dose de vapeurs toxiques que vous pouvez inhaler en faisant le plein dans une station service qui serait un peu vieillotte et mal équipée (on en a parlé deux jours de ça… et puis plus rien). On doit évidemment éviter de s’exposer inutilement aux produits toxiques, mais faut-il vraiment que ce soit notre seule préoccupation ? Il y a sûrement plus grave qu’un éventuel centième de pour-cent de risque de choper dans 125 ans une maladie incurable que vous fasse tousser jusqu’à votre mort naturelle. Chaque mois apporte son nouveau produit toxique, histoire sûrement de nous alerter sur notre mauvaise utilisation de la chimie et en particulier des produits dérivés du pétrôle… parce que si on regarde de plus près, une grande majorité de cette toxicité est créée à base d’hydrocarbures. Vivement qu’on ait finit les réserves alors, le monde n’en sera que meilleur (et puis ce sera bon pour le marché du vélo) !