Echange DVD contre DivX même usagé

vente-dvdAu boulot il y a quelques jours, un gars me disait qu’il craignait d’avoir perdu l’intégralité de sa collec’ de DivX stockés sur un disque dur externe. Ca l’emmerdait vachement, parce qu’il avait rippé tous ses DVD pour les mettre dans ce format de compression bien connu des internautes, et il avait revendu les DVD originaux devenus inutiles. En y repensant alors que ma pizza prenait un bain de chaleur dans mon four, j’ai réalisé l’hérésie que ça pouvait être que de claquer sa collec’ de disques vidéos dans un simple disque dur (peut-être même pas beau) dans un soucis de praticité (d’ailleurs discutable).

Mais on va où là ? Est-ce que vous échangeriez votre baril de lessive Omo contre deux barils de lessive X ? Sûrement pas. 

Donc pourquoi échanger un DVD qu’il est bien, beau, complet, avec un son et une image irréprochables, et peut-être même des bonus (oui, des “boni”, mais je dis ce que je veux ici), contre un fichier informatique au son moyen (tout au plus moyen +), une image probablement inférieure au DVD (j’en vois qui s’agitent en me parlant de codecs super bien, mais c’est pas le propos) et surtout : un risque de perte de données irrémédiable ?!

Je vais vous le dire : j’en sais foutre rien.

Je suis un fétichiste de l’objet, et comme là encore j’en vois s’agiter, je précise ma pensée : j’aime posséder le DVD d’un film qui me botte, parce que ça va de pair avec le plaisir du visionnage. J’ai la même réflexion avec le MP3, qui n’égalera jamais dans mon coeur un bon vieux CD (si j’avais 10 ans de plus, ça serait sûrement les vinyles). Le DivX ça pue, ça plante, ça pose problème et il faut tout un attirail de codecs pour en venir à bout… le DVD on le met dans le lecteur, on fait “Play”, et ça marche. Mon choix est fait. Ceci dit je ne suis pas totalement réticent à l’idée de regarder un film compressé et distribué plus ou moins (plus) sous le manteau, il est des films que je n’ai pas envie d’acheter, mais que la curiosité me pousse à regarder, parfois je vais jusqu’à régulariser mon DivX par l’achat du DVD original, pour l’ajouter à ma collec’. Mon plaidoyer aujourd’hui c’est qu’il ne faut pas perdre le sens de l’objet. Une oeuvre ne peut pas être virtuelle, ou pas totalement. A force de ne plus associer d’objets aux oeuvres, on les rendra insignifiantes, simples mouchoirs en papiers artistiques, sans valeur si ce n’est un certain nombre de mégaoctets. Et moi j’dis, ce serait dommage. A chaque Divx que vous téléchargez, c’est une féé qui meurre… ou un marin qui se perd en mer… suivant vos traditions régionales.

Et à ce cher monsieur qui a perdu tous ses films, au delà d’une empathie feinte qui est une part importante de mon métier, j’ai une chose à lui dire (mais il n’est pas obligé de l’entendre) : TANT PIS !

C’est pas tout ça, j’ai une vie, je retourne jouer à la Wii…