De l’ardoise magique à la mort du livre…

J’exagère, je suis sûr que vous n’aurez pas besoin d’un grand effort de mémoire pour vous souvenir de ce que nous avons tous demandé au Père Noël en 1986, c’était à la fin du catalogue “Les 3 Suisses” (ou “La Redoute”, suivant la culture VPCiste de nos parents) : un télécran.

L’ardoise magique existe depuis 1959 (et oui), et a comme vrai nom dans la langue de Shakespeare que parlait peut-être son inventeur Français (et oui bis) Arthur Granjean (il ne pouvait pas être plus français avec un nom pareil) : Etch a Sketch. Si j’en parle, c’est parce que je viens de découvrir que ce jouet sur lequel j’ai pu comprendre à quel point je n’ai aucun talent créatif est toujours à la mode, et il y a même des tordus qui se la pètent à mort en faisant des trucs super classes, genre Etchasketchist. Au-delà du fait que ça prend des plombes pour réaliser des “oeuvres” comme celles que vous apercevez sur le blog du gars, admettons que c’est… moche… de toutes façons. Navré.

Ceci dit, les nouvelles technologies sont de la partie. Les ardoises magiques ne seront peut-être plus celles qu’on connaissait il y a 20 ou 30 ans, mais disons que ça pourrait être des écrans tactiles sur lesquels on pourrait écrire au stylo, lire son magazine préféré, accéder à des applications multimédias… et j’en passe… Voici venu l’ère du papier électronique. Dans le domaine, il y a un expert, Bruno Rives, et ce monsieur a un blog qui dispense de l’information sur cette technologie qui vous permettra d’avoir toujours votre bibliothèque sous le coude à chacun de vos voyages en transport en commun. Ce n’est pas de la science fiction, puisque HP a déjà dans ses soutes un écran souple qui peut tout à fait remplacer une feuille de papier, et Epson a présenté l’an dernier une “feuille” au format A4 avec une résolution de 3104 x 4128, soit une définition de 385 dpi.

EpsonHP

On connait d’une certaine façon la disparition du support physique pour la musique (même si je lutterai jusqu’à la fin contre la dématérialisation dans ce domaine), verrons nous aussi la fin du livre tel qu’on le connaît, au profit de fichiers numériques ? Va savoir…