The Dark Knight : Batman se fait voler la vedette !

The Dark Knight

The Dark Knight

Ici, ce n’est pas Batman la vedette. Le Joker est de retour et il n’est plus cabotin comme le fût Nicholson en son temps ! Il est méchant, vicieux, sadique. Heath Ledger (mort il y a quelques mois à 29 ans) incarne parfaitement ce vilain de bande dessinée. Notons au passage dans le domaine de l’actoring que l’actrice qui joue le rôle de Rachel Dawes (Maggie Gyllenhaal) n’arrive pas à donner de la saveur à son personnage… dommage parce que Katie Holmes, dans le précédent opus, avait placé la barre plus haut.

Je suis plus fan du Batman, que de ses ennemis. J’ai donc été déçu du centrage de l’histoire sur le Joker et de l’impression qu’on a que le Batman subit plus qu’autre chose. C’est qu’il est malmené notre héros. Il est fatigué, il est dépassé et en arrivera à des méthodes fort peu recommandables (mais tellement à l’ordre du jour) d’intrusion dans la vie privée des citoyens de Gotham avec le pretexte de les surveiller pour mieux les protéger.

Cette thématique est d’actualité. “The Dark Knight” peut être interprété comme une vision de l’Amérique post-9/11 et on pourra y voir tantôt une approche façon Bush (vs Irak) ou un appel à voter avec intelligence aux prochaines présidentielles américaines.

Nous on est en Europe, et on s’en fout. Je préfère voir ce film comme un pur film d’action, un blockbuster avec ses qualités… mais aussi ses défauts. Nolan s’en sort bien, il ne cherche pas à faire de l’esbrouffe à coup d’effets numériques (enfin… pas trop), mais malheureusement “The Dark Knight” n’a pas ce côté introspectif de “Batman Begins”, où le personnage est plus important que ce qu’on veut lui faire dire.

Un peu déçu donc. Parce que je ne voulais pas un film Hollywoodien. Mais qu’attendre d’autre de la Warner qui détient les droits sur cette licence ? “The Dark Knight” est un excellent film, intense et aux rebondissements (trop ?) nombreux. Un bon moment de cinéma, à ne pas manquer !