Cloverfield (par Delphine)

cloverfieldS’il y a bien un film qui n’apporte rien, c’est Cloverfield, surtout après avoir subi le racolage intense (teasers tous azimuts sur Internet) qui a précédé sa sortie ciné!

Au début, tout va bien, même si on a du mal à s’identifier aux personnages: une bande de jeunes adultes newyorkais friqués préparant une fête d’adieu pour leur super ami qui part travailler au Japon pour ramasser encore plus de tune… Il y a aussi une vague intrigue sentimentale, un type est chargé de filmer la soirée pour emmagasiner des souvenirs, et puis tout bascule pendant la fête: d’abord un black-out dans Manhattan, suivi d’un joli mouvement de panique. Le monstre-hostile-inconnu-venu-d’ailleurs attaque la ville!!

J’en viens directement sur ce qui coince: le film, dans un souci de réalisme total, ne comporte pas de musique d’ambiance. Pourtant, alors que tout le monde se bouscule dans les escaliers pour s’enfuir, le préposé au camescope continue de tout filmer, se découvrant une âme de documentariste!!! Ca n’a aucun sens! A partir de là, il m’a été impossible d’adhérer au reste de l’histoire, qui de toute manière, approche le zéro absolu en matière de contenu. La psychologie des personnages est à peine abordée, et on a l’impression de regarder une espèce de brouillon de film dont la star unique est le monstre.

Donc voilà: un film sans scénario qui doit beaucoup parler au public américain encore obsédé par le 11 septembre, un monstre ayant une vague ressemblance avec Godzilla, des bestioles voraces toutes pompées sur Alien, des scènes d’actions mal foutues et des événements invraisemblables (le type insistant pour aller sauver sa nana coincée au 39ème étage d’un immeuble éboulé, et la fille qui se relève et arrive à marcher/courir malgré la barre de fer qui lui transperce le torse), bref, de la déception en boîte!