Black Sheep, les moutons se révoltent

Vous n’avez peut-être pas eu l’occasion de voir ce film en salle du fait du peu de temps qu’il est resté programmé…

Les néo-zélandais ont beaucoup de moutons. Ces petits animaux semblent totalement inoffensifs, mais imaginez que soudain ils mutent et deviennent de terribles créatures anthropophages… Pire, imaginez qu’un être humain mordu se transforme en “mouton-garou” !

Une idée de départ pour le moins saugrenue, beaucoup d’humour et du gore (du vrai) ont donné l’assez improbable “Black Sheep” réalisé en 2006 par Jonathan King, présenté à Gerardmer en 2007 pour enfin arriver en salle (timidement) en 2008 en France.

Pour tout dire, ce délire vous fera plus rire que frémir, le film souffre d’un humour un peu bas du front qui affiche clairement son premier degré. Pas de grand cinéma ici, on aurait pu avoir un direct to video mais le jury de Gerardmer ne s’est pas trompé en lui décernant le prix spécial du jury, il s’agissait ici de récompenser un jeune réalisateur qui fait un film d’horreur old-school avec un peu le même esprit que “Shaun of the Dead” d’Edgar Wright… en moins réussi, reconnaissons-le.

Petit résumé de l’histoire : un enfant de la ferme devenu ovinophobe (comprenez qu’il a une peur terrible des moutons) revient sur les terres de son enfance pour revendre ses parts de l’exploitation familiale à son frère. En même temps, deux écolos tentent de voler des preuves pour dévoiler à la face du monde les expériences faites sur des animaux dans cette même ferme… Et là, c’est le drame. Une contamination se répand et les moutons deviennent pour le moins agressifs.

Un mouton pas content

Déception tout de même lors du visionnage. C’est un gentil film inspiré des films d’horreur mettant en scène des zombies, et cette influence me plaît forcément, mais c’est très tourné sur l’humour, ça manque de densité et on ne retient pas grand chose une fois arrivé au générique de fin. J’aime ce côté frais dans la réalisation, les quelques scènes gore bien sanglantes, on a quand même vite fait le tour du sujet et cette histoire de mutation génétique tombe à plat…

Allez, ça mérite quand même qu’on s’y intéresse, “Black Sheep” partait d’une idée et d’un délire bien sympas, en plus on profite des magnifiques paysages de ce (visiblement) beau pays, et d’une scène horrifique en fin de film non seulement savoureusement sanglante, mais très fun !

Oui, les moutons sont omnivores...

 

 

Et pour le trailer, c’est dans la suite de l’article 😉