Diary of the Dead

Rodrigue qui fend le coeur

 Nous y voilà, le nouveau Romero est sur les écrans. La grande surprise, pour moi qui n’avait (volontairement) rien lu sur le film avant d’aller le voir, a été de découvrir un film tourné caméra à l’épaule dans le style reportage, plus ou moins comme “[REC]” ou “Cloverfield”. Cette façon de prendre un point de vue subjectif a permis un tournage rapide (23 jours seulement) et économique, et j’admets que le faux reportage dont il est question ici (“Death of Death”) fait qu’on entre très vite dans l’histoire et les effets de surprise en sont décuplés.

Dans le fond, pas de réelle surprise toutefois, le discours sous-jacent qui critique la manipulation du peuple par le gouvernement et dont Romero est friand est toujours là, plus clair cette fois puisque la forme “documentaire” du film et le fait qu’il soit monté comme un “journal” (“Diary”) permet une voix off qui en dit peut-être un peu trop, ne laissant pas au spectateur le loisir de comprendre le message.

Moins de gore qu’auparavant, me semble-t-il, même si on trouvera quand même quelques scènes bien sympathiques, on ressent aussi un peu moins le côté “survival” habituel des films de zombies.

Je n’attendais pas Romero sur un film de ce type, il sort un peu de ses habitudes, ce n’est pas un mal. Rien ne serait pire que de voir le grand George se plagier !

“Diary of the Dead” est un très bon film à l’intensité peut-être trop diluée mais au message clair et aux effets réussis. Les zombies sont fidèles à eux mêmes, ils ne courent pas et adorent mordre au cou, ça me va très bien.

Un nouveau Romero donc, et déjà j’attends le prochain avec impatience. On va pour l’instant guetter le DVD en espérant y voir des bonus intéressants, qui en diront peut-être un peu plus sur la motivation du réalisateur pour un tournage de ce type !