Van(essa) Helsing ou The Walking Vampires

Netflix n’est pas avare de séries fantastico-horrifiques et « Van Helsing » est l’une d’elles. Sans faire dans le spoiler, l’histoire est très simple : un zombie outbreak… oups, un vampire outbreak survient après l’éruption du volcan géant de Yellowstone et le genre d’hiver nucléaire qui en découle. Les suceurs de sang sont dans leur élément dans un monde qui ne voit plus la lumière du jour et convertissent une partie des humains et dans le même temps asservissent l’autre. C’est là qu’on découvre Vanessa… qui se retrouve dans le coma après avoir été attaquée chez elle par un vampire.

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Dr Who, WTF?

Je n’avais jamais regardé Dr Who. Ni la très vieille série, ni la moins vieille et encore moins la récente (qui a une petite décennie quand même). J’avais quand même envie de m’y mettre parce que le concept sci-fi me branchait carrément. J’ai donc sauté le pas, avec la première saison dispo sur Netflix, c’est à dire la 5, avec Matt Smith et Karen Gillian.

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Stranger Things : chef d’œuvre

Je ne vois pas quoi dire d’autre sur cette série : incontournable. Mais je peux au moins vous la présenter. Puisant dans les années 80 comme dans E.T., mais aussi dans « Stand by me » et dans l’Univers de Stephen King en général, remettant en mémoire les « Goonies »… Stranger Things est un sans faute moderne mais avec un regard attendrissant qui parlera aux enfants de la génération 80.

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Salem, ma sorcière bien aimée

Salem est connue non pas pour ses monuments historique mais pour son histoire. En particulier pour le procès de sorcières en 1692 et 1693 qui a conduit à l’exécution d’une vingtaine d’innocents déclarés coupables de sorcellerie. C’est dans ce contexte (romancé bien sûr) que se déroule l’action de cette série qui verra la troisième saison diffusée dès le mois prochain.

Salem, petite bourgade tranquille dans laquelle une chasse aux sorcières permanente menée par les puritains entraîne nombre de décisions de justices biaisées mettant la corde au cou à plusieurs citoyens parfois pour de simples complots politiques. Et la manipulation est au cœur de l’intrigue menée par Mary Sibley (Janet Montgomery), sorcière nouvelle vague qui va devoir organiser le « grand rite » tout en doublant la vieille garde des sorciers de l’ancien monde. C’est violent, c’est sanglant, c’est boueux et ça pue la mort. D’ailleurs, les morts y sont montrés. On voit des paquets de cadavres entassés (et accessoirement quelqu’un va s’en nourrir…) et les scènes de violence ne sont clairement pas pour les âmes sensibles. La production transcrit assez bien ce qu’on imagine du Nouveau Monde en cette fin de 17ème siècle, obscurantisme religieux en tête.

Pourtant au travers de la recherche de pouvoir des sorcières on voit transparaître la volonté d’émancipation de femmes qui sont sacrément brimées. Mary Sibley est d’abord dans une recherche de vengeance puis de pouvoir. Même si ses intentions ne sont pas très claires (elle est pas mal tiraillée entre amour et haine) son machiavélisme est bien présent et son jeu de pouvoir l’amène tranquillement à faire place nette. Y parviendra-t-elle ? Vous le saurez en regardant la série bien sûr. La première saison se termine sur un climax horrifique savoureux qui du coup donne envie de voir la deuxième. Il ne faut clairement pas s’arrêter à quelques épisodes plus moyens et à la mise en place des forces en présence, qui peut s’avérer un laborieux d’autant que les personnages sont souvent ambivalents.

Pour être honnête, j’avais déjà regardé cette première saison du coin de l’œil il y a un long moment, sans enthousiasme. La seconde chance était la bonne. Il faut prendre le temp d’appréhender le rythme et même si les acteurs principaux ne brillent pas par leur charisme (Shane West dans le rôle du Capitaine Holden ne crève pas l’écran…) certains second rôles sont très bons, je pense en particulier à Mercy interprétée par Elise Eberle qui traverse un paquet d’épreuves.

Une série dans une ambiance un peu « de niche », mais alors qu’American Horror Story arrive à faire parler de lui ça vaut le coup de tenter Salem.

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Les rumeurs auxquelles on veut croire

Je lisais sur cet article cinq rumeurs qui ont éveillé chez moi une envie de blockbuster. On y parle de films à venir ou supposés et les hypothèses avancées sont très intéressantes pour certaines. Je zappe d’office ce qui ne m’intéresse pas (libre à vous de prendre l’info à la source), mais sur l’ensemble je m’arrêterai quand même sur le cas Batman par Ben Affleck. Son talent de réalisateur n’est pas encore reconnu mais notez quand même le très bon Argo. On peut donc espérer qu’il fasse quelque chose d’intéressant de ce héros aux côtés obscurs jusqu’alors plutôt peu exploités (même si Nolan a considérablement noirci le trait par rapport à Burton).

La seconde rumeur que je trouve intéressante, c’est l’éventuelle préquelle de Mad Max: Fury Road. Le personnage de Furiosa tenu par Charlize Theron est suffisamment intéressant pour qu’on en fasse un film. Et même si Max n’en serait pas (ou alors on ne voit pas trop comment), le background de celle devenue conductrice de camion me semble pas mal du tout.

Une série de films me tient particulièrement à cœur : La Tour Sombre. J’ai adoré la série de bouquins (dont le premier tome est aussi vieux que moi, pour vous donner une idée) et toute adaptation de Stephen King est un bel enjeu. D’autant que là, il s’agit de l’oeuvre d’une vie, que King a mûrit au fil des décennies, nourrissant l’histoire de ses autres aventures littéraire (et réciproquement). C’est une sorte de survol de l’oeuvre du meilleur auteur fantastique et horreur de notre génération, pas question de se louper sur cette adaptation. A priori, on pourrait quelque chose à se mettre sous les yeux en 2018… c’est loin, mais pas tant que ça.

Je parlerai aussi de Game of Thrones, parce que je suis fan. Cette rumeur d’une série dédiée à « l’avant » n’est pas une surprise en fait. C’est évoqué depuis bien avant la saison 6. Sept saisons puis une dernière qui sonne comme un flash-back sur l’époque du Roi Fou, c’est tout à fait envisageable, d’autant que George RR Martin a sorti un bouquin qui développe cette partie de son univers, et que les personnages sont suffisamment fouillés pour que leur histoire puisse être retracée. Bref, ça pourrait le faire (mais alors ce serait un sacré challenge au niveau du casting… les montrer tous avec 10 ou 20 ans de moins c’est dur).

 

Archer, une alternative à 007

Imaginez un agent secret terriblement efficace sur le terrain même s’il a une tactique très personnelle, psychologiquement compliqué ,victime d’une mère absente et élevé par le majordome toxicomane qui sera finalement la seule figure paternelle rejetée avec violence et humiliation… Sterling Archer est un agent de l’ISIS, une agence privée de missions secrètes dirigée par Mallory Archer (la mère de Sterling) qui compte autant d’amants qu’il existe de pays dans le Monde. L’ISIS compte dans ses rangs une DRH issue du milieu rural qui a comme hobby les courses de stock-car nocturnes et les combats à mains nues, une secrétaire dont la sexualité est « déviante » dira-t-on, un comptable introverti mais qui cache quelques qualités plutôt personnelles, un agent de terrain homosexuel et un scientifique complètement taré dont on soupçonne que les ascendants viennent de l’Allemagne nazie et Lana Kane la seule personne qui ne présente pas de névrose apparente.
Cette série que l’on doit à Adam Reed est définitivement pour adultes et ravira les fans des réalisations de Seth McFarlane (American Dad!, Family Guy) et assimilés dans lesquelles les névroses des personnages sont exacerbées. Dans « Archer » les allusions sexuelles sont ultra fréquentes et la nudité jamais loin (nudité à l’américaine bien sûr). Pour autant chaque histoire sur fond d’espionnage est cohérente, et l’action menée à 200 à l’heure avec une esthétique qui peut rebuter au départ mais qui arrive à donner une dimension cinématographique. Courses poursuites, fusillades, cascades, dans lesquelles Sterling Archer peut balancer des punchlines efficaces et les personnages « secondaires » (mais qui prennent de l’ampleur au fil des épisodes) ont du répondant.

A la fin de quatrième saison, c’en est fini de l’agence d’espionnage et la série prend une autre direction (que vous découvrirez en la regardant) mais Adam Reed a su garder les relations entre personnages toujours aussi savoureuses. Archer est une production FX, la série est disponible sur Netflix (France), je ne peux que vous la conseiller avec enthousiasme.

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