Tumblr, dernier espace de liberté

J’exagère peut-être un peu, Tumblr a des règles de fonctionnement et n’accepte pas tout. Mais en tant que plateforme de blog gratuite il faut avouer que ce service de Yahoo est l’un des rares à ne pas censurer systématiquement un bout de téton. Il est même largement plus tolérant que ça puisque sous réserve de marquer le blog comme présentant du contenu adulte, la pornographie y est acceptée. Certains diront que c’est moche et que ça pollue Internet mais il s’agit ici de blogs personnels, et de liberté.

Twitter aussi a une tolérance assez large concernant la pornographie. Seules l’image de profil et la bannière ne doivent rien présenter de choquant, et les tweets doivent être marqués comme « contenu choquant ». Mais peut-on considérer Twitter comme une plateforme de blog ? On utilise le terme « micro-blogging », c’est déjà bien généreux… 140 caractères n’est clairement pas suffisant pour s’exprimer.

Tumblr propose de diffuser textes, images, vidéos, citations… le tout de manière simple. Ajouter à cela que vous pouvez personnaliser la partie « visiteurs » et lier tout ça à un nom de domaine et vous avez finalement un gestionnaire de contenu ouvert et avec très peu de limitation. Tumblr est pour moi l’un des derniers endroits où il est possible de s’exprimer sur Internet. Facebook est un lieu permanent de contrôle et de censure et la liberté d’expression n’est qu’une impression et avoir son site personnel hébergé professionnellement n’est pas à la portée de tous.

La question qui subsiste c’est : que va devenir Tumblr. Yahoo a bien du mal à savoir quoi en faire. Après l’avoir racheté une fortune il cherche maintenant à s’en débarrasser mais sa valorisation est basse. Cette plateforme a donc un avenir incertain, et sa disparition pourrait laisser bien du monde sur le carreau… j’en serais le premier déçu.

Jetez un œil au menu principal de ce blog pour découvrir les Tumblr associés !

1977, l’année de Linda Gordon

Linda Gordon, de son vrai nom Stéphanie Blum est une actrice et modèle érotique et pornographique. Elle a été devant les objectifs tout au long des années 70 et 80 mais son année de gloire a été 1977. En effet cette fameuse année, elle a été vue dans « Candid », « Male », « Cavalcade », « Rascal », « Cavalier », « Best for Men », « Mr. » et « Man’s Delight ». Elle a tourné des scènes (souvent pornos) pour Nudie-Cutie, vous aurez donc une facette « érotique » et une facette « pornographique » à découvrir. Les infos sont difficiles à trouver donc si vous en avez (biographie, filmographie), n’hésitez pas à commenter !

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Linda Gordon

Une sélection (grandissante) est visible sur nsfwpics.mryome.com :

Pour sa facette « porno », quelques images strictement réservées aux adultes sont disponibles sur t.pornophiliaque.com :

Et en bonus une vieille vidéo (soft) de Linda Gordon

Affiches pour adultes : l’âge d’or

Ce qui fait le charme (entre autres) du porno de l’âge d’or, ce sont les affiches. Entre celles clairement explicites des débuts et celles plus discrètes mais non moins poétiques dans le texte de la fin, l’affiche d’un film doit être un moyen de faire entrer le chaland. Il y a de nombreux bouquins sur le sujet, dont un qui ne traite pas seulement des affiches pornos et qui est co-signé Nicolas Winding Refn (excusez du peu) : The Art of Seeing.

Je suis un grand amateur d’affiches de cette époque alors quand je vois un article qui traite du sujet je sens comme une mission divine (j’exagère) de le partager avec vous. Voici donc :

 

Pornographisme, affiches à caractère typographique

Le cinéma porno a connu une crise d’adolescence pendant laquelle il s’est tout permis. après la « révolution sexuelle » fin des années 60 il s’est largement affiché, sans retenue, sur les façades des cinémas de certains quartiers parisiens. Devant une telle débauche d’obscénité les autorités ont fini par sévir non pas en interdisant le genre (heureusement !) mais en le taxant assez lourdement. Dans la foulée l’imagerie porno utilisée sur les affiches a été censurée laissant les promoteurs avec comme seule solution : le texte. Usant d’une typographie et d’un champ lexical qui a largement marqué les esprits des générations contemporaines, la promotion du cinéma devenu X sonne maintenant comme une époque révolue où le conservatisme avait subi une attaque frontale et violente. Malheureusement, ou heureusement (je ne parviens pas à le savoir moi-même), le porno est retourné dans l’ombre et aura sagement attendu l’essor des vidéoclubs et de la VHS, puis l’arrivée d’Internet plus récemment, pour retrouver la lumière… sous d’autres formes. « Pornographisme, affiches à caractère typographique » revient sur cette fin d’âge d’or au travers d’affiches sans images, où les mots constituent tout l’argumentaire. Je devrais dire « reviendra », puisque l’ouvrage est soumis au crowdfunding ! Je vous invite donc à participer au projet pour aider ce cinéma de genre à exister encore, même si c’est au travers de livres d’histoire(s).