n84888909929_779C’est avec beaucoup de regret que j’ai appris il y a quelques jours, à l’occasion d’un message sur leur compte Facebook, la fermeture définitive de l’éditeur de films de genre Neo Publishing. Fondé en 2002, ce petit éditeur se faisait un devoir de sortir en DVD des oeuvres qui n’ont pas la faveur des grandes maisons d’édition, permettant à un cinéma délaissé de trouver sa place dans les collections des amateurs. C’est ainsi qu’on a pu enfin trouver certains films de Dan O’Bannon comme « Le retour des morts-vivants », le premier Romero « La nuit des morts-vivants » et nombre de gialli italiens, ou de westerns spaghetti…

Le communiqué :
Non, ce n’est pas un poisson d’Avril malheureusement. Neo Publishing ferme.
On pourrait épiloguer des heures sur les raisons. Un marché DVD en berne, une VOD encore hésitante, des ayant-droits trop gourmands, des systèmes d’aides désespérément fermés au cinéma de genre…Nombreuses sont les raisons qui rendent la survie d’un indépendant spécialisé dans le « bis » compliqué.

Mais nous n’avons aucune envie de ressasser cela ni de céder au pessimisme. Nous préférons nous concentrer sur tout ce que ces années ont eu de magique : plus de 160 films publiés, des collections improbables, des éditions collector de fous que même les italiens nous envient…et surtout, surtout le soutien d’une communautés de fans dont les messages et les emails nous porté tout au long de ces années.
Franchement, en 2004 lorsque nous avons publié notre premier DVD d’horreur Le retour des morts-vivants, du regretté Dan O’Bannon, nous ne pensions pas que notre route serait aussi riche.

On leur souhaite bonne route, et on leur dit MERCI ! Certains DVD n’auraient jamais pu arriver dans ma DVD-thèque sans eux, ces grands classiques de l’horreur, ou du gore, ou du cinéma italien, qu’il fait bon voir et revoir, et qui feront partie de la culture cinématographique de nos enfants grâce à cet éditeur passionné.

 

posterdragmetohellAprès trois épisodes de Spiderman pas mauvais mais ne jouant pas dans le style qui m’a fait m’intéresser à Sam Raimi (Evil Dead, Darkman – oui je suis un grand malade), il était temps que le grand ami de Bruce Campbell (absent quant à lui du film, car trop occupé avec son émission télé lors du tournage) revienne avec un trip plus surnaturel et horrifique. Surprise, pas de gore ici… mais de la peur !

Donnant à son histoire de malédiction (somme toute convenue) une dimension d’épouvante comme on n’en a pas vu depuis pas mal d’années, Sam Raimi va vous coller au siège du cinéma avec quelques effets faciles mais bien menés et une oppression permanente (ou presque) appuyée par une orchestration musicale de Christopher Young (qui a bossé sur Spiderman aussi) qui n’a pas peur d’exploiter au mieux le THX des cinémas, quasiment jusqu’au point de rupture lors d’une scène d’une intensité si rare qu’on se demande quand ça va s’arrêter.

Rien de révolutionnaire a priori donc, et c’est justement ce qui est fort… parce qu’à part quelques effets numériques plus ou moins heureux (on aime ou pas le numérique, c’est quasi générationnel j’imagine) le film tire sur des ficelles old school en retournant le spectateur dans les tous les sens jusqu’à lui en mettre plein la gueule, et ce dès la scène d’ouverture (la pression mise d’entrée de jeu ne descend presque jamais, sauf peut-être sur le dernier tiers du film un peu décevant). La thématique de la malédiction est déjà exploitée dans les Evil Dead on pourrait d’ailleurs s’amuser à repérer les analogies :

- une vieille coriace qui offre une scène de baston digne d’une scène finale qui compte sa part de grotesque (rappelez vous la vieille de la cave, ou celle du puits).

- une héroïne qui vit plutôt mal sa malédiction et se jette systématiquement contre toutes les étagères de la maison (comme l’anti-héros Ash, spécialiste devant l’Eternel de cette spécialité).

- les deux amoureux souhaitent aller en vacances dans une cabane qui telle qu’elle est décrite fait référence à celle où Ash vit ses (mes)aventures dans les deux premiers Evil Dead (merci Imdb pour celle là).

Sam Raimi célèbre son retour au film d’horreur, le pari est réussi parce qu’on est loin, très loin d’un teen horror movie qui fait sursauter pour rien, « Drag me to Hell » va vous faire peur mais sans vous prendre par la main et vous expliquer pourquoi avoir peur. L’esprit frappeur qui harcèle l’héroïne est brutal, sans pitié et il ne lâche pas sa proie facilement…

Vous DEVEZ voir « Drag me to Hell« . Mais vous devez accepter d’avoir peur. En récompense vous aurez droit à de l’humour (un peu), du grotesque calculé (pas mal), et des acouphènes (THX en force – j’exagère). Ca fait longtemps qu’un film ne m’avait pas fait peur, et j’avoue que j’étais content qu’il ne dure que 80 minutes.

 

zombies… sans jamais avoir osé le demander, bien sûr. Petite sélection de liens vers des sites informatifs (oui c’est sérieux !), il est toujours bon de savoir à quoi s’attendre quand en Enfer il n’y aura plus de place, et que les morts reviendront sur Terre…

On n’échappera pas à la définition donnée par Wikipedia, histoire de savoir de quoi on parle. Pour les anglophones, vous pouvez jeter un oeil à Zombie Central, un lieu où tout deviendra plus clair pour vous, une sorte d’encyclopédie zombiesque qui va évoquer les origines Haïtiennes (et vaudou) des zombies mais aussi la portée phylosophique et symboliques de ces morts-vivants.

Maintenant que vous savez qui sont vos potentiels ennemis, il vous faut savoir comment les vaincre, et surtout comme survivre. Et pour ça, le Zombie Survival and Defense Wiki est l’endroit idéal. Ce site collaboratif va vous donner tous les bons trucs pour vous en sortir, le moment venu. Notez d’ailleurs qu’un « Zombie Survival Guide: Complete Protection from the Living Dead » écrit par Max Brooks peut tout à fait être votre livre de chevet, il est dispo pour pas très cher sur Amazon. Delphine pourrait d’ailleurs vous en parler prochainement, puisqu’en tant que Zombie Groupie, elle l’a lu. Ne prenez pas l’hypothèse d’une attaque de zombies à la légère, une étude scientifique a trouvé cinq bonnes raisons pour que ça arrive un jour

Une autre façon d’en savoir un peu plus, c’est de voir les zombies à l’oeuvre. Pour ça, une bonne solution : le cinéma ! Si vous ne savez pas quel film vous devez voir, jetez un oeil sur ce site, il recense tous ce que le cinéma a pondu en rapport avec les zombies, depuis les années 50… 

Cet article est d’utilité publique, alors n’hésitez pas à ajouter des liens intéressants sur le sujet, en commentaire… 

 

 

Mirrors - Alexandre Aja

Mirrors - Alexandre Aja

Ca fait un moment qu’on n’avait pas mis les pieds au cinéma. Depuis le dernier Batman en fait. Alexandre Aja sort un film, voilà une bonne raison de se bouger, après tout on avait beaucoup aimé son « The Hill have Eyes » revisité et brutalisé… Direction le Kinepolis de Lomme pour une projection de « Mirrors« , un remake (lui aussi) d’un film coréen, en projection numérique HDDC qui permet une qualité d’image et de son irréprochable, sans aucun tremblement, j’avoue ne pas avoir perçu de différence notable mais l’expérience sera à renouveler.

« Mirrors », c’est l’histoire d’un ancien flic reconverti en gardien de nuit, il a pour mission de surveiller un ancien grand magasin new-yorkais détruit par le feu cinq années auparavant. Il va découvrir des miroirs hantés, et des secrets enfouis qu’il faudra déterrer pour se défaire de cette dangereusement malédiction.

Un synopsis très banal, c’est vrai, le thème abordé est un peu facile et on pourra faire des rapprochements avec de nombreux films asiatiques, mais aussi avec des longs métrages comme « Poltergeist » par exemple, en tout cas certaines scènes m’y font penser. C’est d’ailleurs le scénario qui pèche sur ce « Mirrors », parce que Alexandre Aja ne s’est pas loupé sur le travail de photo et sur les effets. Visuellement c’est impressionnant et l’ambiance plombée propre aux histoires de fantômes asiatiques est réussie, on aura même droit à quelques scènes sanglantes plaisantes. J’ai un peu senti le réalisateur à l’étroit dans une histoire à la ligne directrice trop prévisible, et les acteurs n’ont pas non plus beaucoup d’émotion à donner, on remarquera le manque d’épaisseur de la prestation de Kiefer Sutherland, le célèbre Jack Bauer de la série « 24 Heures Chrono ». Alexandre Aja est fort, le film l’est moins. Semi déception quand même.

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