Cine Cinema FrissonOn l’a appris au détour d’un épisode de l’émission sur le cinéma « Opération Frisson » présenté par Yannick Dahan et diffusée sur Cinécinéma Frisson (chaîne du câble et du satellite), l’excellente série « Dead Set » va être diffusée en France. J’en avais parlé il y a quelques temps déjà alors que j’avais « récupéré » la série de 5 épisodes par un moyen détourné, voilà enfin l’occasion de la voir en vrai… j’espère simplement que la VOST sera la règle et qu’un doublage n’a pas été envisagé… bon après tout sur ces chaînes on a encore la chance d’une diffusion multilingue.

Notez que cette  série était prévue pour Canal+, mais le gore est une des qualité de « Dead Set », et a refroidi la programmation de la chaîne cryptée… qui a refourgué le bébé au câble, qui le diffusera à partir du 17 octobre à 20h30 avec un logo déconseillé aux moins de 16 ans.

Pour rappel, rapidement, « Dead Set » c’est un « Loft Story » gore. Les candidats sont isolés dans leur studio, sans contact avec l’extérieur… et pendant ce temps il y a ce qu’on appelle un « zombie outbreak »… Je vous laisse imaginer (et surtout visionner si vous le pouvez) la suite ! Une réalisation de très bonne facture, une mini-série d’abord diffusée sur la chaîne anglaise E4, un immanquable pour les fans de zombies, et de gore. Rendez-vous le 17 octobre !

Pour retrouvez ce que j’en avais dit à chaud, en février dernier, cliquez ici !

 

deadsetImaginez que pendant Loft Story une horde de zombie s’attaque aux vivants, et dévore tout le monde… Sauf les habitants du Loft… quelle frustration ! Big Brother était le jeu de télé-réalité anglais, c’est dans ce cadre qu’un groupe de jeunes gens isolés dans le loft restent dans l’ignorance alors que la fin du monde est proche : les morts reviennent à la vie…

« Dead Set » est une mini série de 5 épisodes et 180 minutes qui a plongé les téléspectateurs anglais dans l’horreur en octobre dernier, lors de sa diffusion sur BBC 4. Avec une idée de départ simple, des moyens et des références goresques dans tous les coins, Charlie Brooker a confié au réalisateur Yann Demange la tâche de tourner un téléfilm de zombie direct, sans fioriture, et avec une dose de gore et de trippes largement au dessus de la moyenne pour une telle production… Les personnages sont bien tenus par un groupe d’acteurs inconnus ou presque en dehors des télés anglaises (on reconnaîtra quand même le Sergent Tony Fisher de « Hot Fuzz » alias Kevin Eldon, dans le rôle de Joplin), et les zombies sont un joli mix entre l’école Romero mangeurs de chair et la nouvelle vague introduite par Dany Boyle et « 28 Days Later » : il courent, et ils ont faim !

Voilà une réelle bonne surprise pour les amateurs de zombies, et de films gores. C’est quand même le pied de voir une telle production dédiée à la télé, quand en France on continue à nous servir du « Louis la brocante »…

Dernier plaisir lors de la toute fin de cette série, un superbe hommage à « Day of the Dead » avec une éviscération suivie d’une séparation de la tête et du corps de toute beauté ;) « Dead Set » est vraiment une réussite, disponible en DVD bien entendu en VO sur différents sites de vente en ligne (Amazon,…), il n’y a plus qu’à prier pour qu’une diffusion en France arrive un jour… même si je ne miserais pas ma dernière paie là dessus…

Fiche IMDB : http://www.imdb.com/title/tt1285482/episodes.
Site officiel : http://www.e4.com/deadset/

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The Ruins

Carter Smith, ou comment passer de la photo fashion à la réalisation d’un film gore à tendance survival ? Parlons en tiens, un survival où les héros ne courent jamais et ne se font pour ainsi dire jamais poursuivre, ça c’est original… est-ce vraiment un survival du coup ? Film gore écolo qui prône le « touchez pas à ma plante », The Ruins (traduit avec habilité et justesse – pour une fois – en Français par « Les Ruines« ) a fait un passage éclair au cinéma en juin dernier, mais c’est avec sa sortie DVD que vous aurez plus de chance de pouvoir y jeter un oeil, et même les deux pour le coup puisque ça vaut le détour.

Plot : un groupe de jeunes en vacances au Mexique rencontrent un gars qui les invite à retrouver son frère archéologue sur un site Maya fraichement découvert. Une fois sur place ils vont se rendre compte que cet endroit est comme contaminé, une plante carnivore se faufile partout et se nourrit des imprudents alors qu’un groupe d’autochtone fait son possible pour empêcher les visiteurs de s’échapper, ce qui permettrait à ladite plante de contaminer le reste du monde (voyons grand).

L’idée en elle-même n’est pas conne et le traitement de l’histoire va dans des recoins gore décomplexés comme on aimerait en voir plus souvent, n’hésitant pas à mettre mal à l’aise à coup d’auto-mutilation et autres effets de couteau pour le moins tranchants. La photo est particulièrement soignée et sans tomber dans l’excés Carter Smith arrive à filmer les scènes sanglantes avec une approche réaliste, qui fait qu’à aucun moment tout ça va sembler ridicule. The Ruins a ce côté terrible de l’ennemi d’abord invisible puis invincible. Il ne s’agit pas d’un malade mental ou d’un revenant à qui il suffit de couper la tête, ici la seule solution pour s’en sortir, c’est de fuir !

Voilà un bon petit film qui s’affiche sans prétention aucune, qui ne cherche pas à être consensuel et qui surtout n’a aucun complexe par rapport au sujet et à la façon de le mettre en scène. Ce traitement radical ne sera pas du goût de tout le monde, on pourrait penser que certaines scènes sont jusqu’au-boutistes inutilement, mais il faut savoir ce qu’on veut : du gore, ou pas.

Carter Smith fait une entrée discrète au yeux du grand public dans le monde du long métrage, mais à coup sûr il va être surveillé du coin de l’oeil par les fans du cinéma de genre. The Ruins est donc disponible en DVD avec quelques bonus dont une fin alternative, dispo également en Blu-Ray.

 

Trois petits avis rapides, sous forme de montée en puissance, sur trois films vus récemment.

Tout d’abord « Cloverfield« , film fantastique de Matt Reeves dont tout le monde aura entendu parler. Il s’agit d’un « Godzilla » moderne filmé au camescope, qui (ne) met (pas) en scène un groupe de jeunes qui cherchent à se sortir d’une situation inattendue : un monstre attaque New-York. En dehors de cette façon de filmer assez novatrice (si on omet « Rec. » et « Diary of the Dead »), le film est… vide. Tout à fait dispensable si vous avez envie d’un film avec de vrais enjeux (ceux là sont assez convenus) et de vrais personnages.

« Undead or Alive » est le premier film de Glasgow Philips (auteur de quelques épisodes de « South Park », pour la petite histoire), avec des zombies et avec pour cadre le far west. Une malédiction s’abat sur les hommes blancs après la mort de Géronimo, les morts ne sont plus morts et ont envie de manger de la chair humaine. Une histoire bien entendu clichesque à souhait, mais le cadre et les acteurs donnent une nouvelle dimension à ce thème. Ajoutez à cela un humour débridé et des répliques à mourir de rire et vous avez un bon divertissement zombiesque bien loin du nanard puisqu’il assume son second degré sans complexe.

Enfin, « Frontière(s)« , film de Xavier Gens, qui ne passe pas à côté des références du film de genre, parfois sans trop de subtilité, mais qui arrive par quelques scènes d’une violence (et d’un sadisme) assez hallucinante à servir un film choc, dont le message est un peu diffus dans la forme du film mais qui ne laissera pas de répit aux âmes sensibles. Belle palette d’acteurs, quelques fautes qui donnent une touche improbable à certains personnages (en particulier le papa nazi, qui prend la peine de dire son texte en français et en allemand, ça devient vite lourd), mais au final un film cru, aux effets gore puissants, qui ne prête pas à sourire du tout mettant une pression remarquable sur le spectateur. A voir absolument !

 

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