Tumblr, dernier espace de liberté

J’exagère peut-être un peu, Tumblr a des règles de fonctionnement et n’accepte pas tout. Mais en tant que plateforme de blog gratuite il faut avouer que ce service de Yahoo est l’un des rares à ne pas censurer systématiquement un bout de téton. Il est même largement plus tolérant que ça puisque sous réserve de marquer le blog comme présentant du contenu adulte, la pornographie y est acceptée. Certains diront que c’est moche et que ça pollue Internet mais il s’agit ici de blogs personnels, et de liberté.

Twitter aussi a une tolérance assez large concernant la pornographie. Seules l’image de profil et la bannière ne doivent rien présenter de choquant, et les tweets doivent être marqués comme “contenu choquant”. Mais peut-on considérer Twitter comme une plateforme de blog ? On utilise le terme “micro-blogging”, c’est déjà bien généreux… 140 caractères n’est clairement pas suffisant pour s’exprimer.

Tumblr propose de diffuser textes, images, vidéos, citations… le tout de manière simple. Ajouter à cela que vous pouvez personnaliser la partie “visiteurs” et lier tout ça à un nom de domaine et vous avez finalement un gestionnaire de contenu ouvert et avec très peu de limitation. Tumblr est pour moi l’un des derniers endroits où il est possible de s’exprimer sur Internet. Facebook est un lieu permanent de contrôle et de censure et la liberté d’expression n’est qu’une impression et avoir son site personnel hébergé professionnellement n’est pas à la portée de tous.

La question qui subsiste c’est : que va devenir Tumblr. Yahoo a bien du mal à savoir quoi en faire. Après l’avoir racheté une fortune il cherche maintenant à s’en débarrasser mais sa valorisation est basse. Cette plateforme a donc un avenir incertain, et sa disparition pourrait laisser bien du monde sur le carreau… j’en serais le premier déçu.

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Suicide Girl, la pin-up moderne

Que ceux qui pensent que la marque SuicideGirl se rapporte à de la pornographie se détrompent, il s’agit de charme ou d’érotisme voire même de féminisme. Fondé en 2001 par une photographe, l’entreprise est plus que prospère maintenant et sa vision alternative de la nudité est intéressante. La notion de “Suicide Girl” fait référence au suicide social assumé (et présumé) que peut représenter la mise à nue ou le fait d’arborer de nombreux tatouages. Les Suicide Girls ont comme volonté de reprendre possession de l’image de leur corps et c’est en cela que la démarche est féministe. Ce n’est pas le dictat de l’industrie porno (essentiellement masculine) qui décide de leur image et même s’il est évident que la volonté d’érotisme n’est pas absente de la démarche il n’est pas question pour elles de vendre leur corps. Cela fait du site suicidegirls.com une exception dans le monde du site web pour adulte, puisque plus d’un tiers des abonnés sont des femmes.
Elles sont plus de 2000 dans le monde, toutes amateurs, et certaines accèdent au statut de “Suicide Girl” alors que les autres sont dites “hopeful” et leur titularisation tient au vote des membres. Il s’agit aussi d’une communauté qui organise des événements.

Il ne faut pas non plus idéaliser à outrance, et d’ailleurs certains tatoueurs critiquent le fait qu’il y a là une banalisation des tatouages (souvent très visibles et impressionnants) alors qu’il ne faut au contraire pas laisser croire que cette modification corporelle est un élément de mode. Soulignons donc surtout cette renaissance de la pin-up, modernisée, alternative mais libre.