Hamburger Film Sandwich – The Kentucky Fried Movie (John Landis)

The Kentucky Fried Movie
The Kentucky Fried Movie

Son titre original : « The Kentucky Fried Movie ». Son réalisateur : John Landis. Et pour aider à cerner le type de film dont il est question, ses scénaristes : David Zucker, Jim Abraham, Jerry Zucker, alias Z.A.Z. des « Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? ».

 J’aime beaucoup John Landis. Mes peurs d’enfants viennent de lui puisque c’est avec « Thriller », le fameux clip de Michael Jackson qu’il a réalisé que j’ai eu la première grande frousse, lors de sa diffusion en France en 1983… Il a remis le couvert avec « An American Werewolf in London » (« Le Loup-Garou de Londres » en français), et rebelote j’ai eu très peur, ce film reste d’ailleurs l’un des classiques incontournables dans le genre, d’après moi.

Que vient faire le sieur Landis dans une aventure écrite par les ZAZ ? Qu’importe, le résultat est culte. Et si vous tenez compte du fait que Les Nuls eux-mêmes reconnaissent avoir puisé beaucoup de leur univers délirant à ce film, ça va vous donner envie de le voir. Devinez d’ailleurs quel est le générique de ce « Kentucky Fried Movie » ? C’est « La Carioca ».

« Hamburger Film Sandwich » est un film à sketches, plus ou moins longs mais souvent complètement débiles. De saynètes vulgaires à parodies de films de kung-fu hilarantes, on va être emmené du soft au moins soft. La liberté de ton des années 70 est carrément éclatante ici, à tous les niveaux, voilà donc un film qui n’est pas forcément recommandable à tous publics.

Qu’importe, c’est une curiosité incontournable, vous retrouverez dans ce film l’origine de l’univers de Les Nuls, et si vous avez aimé la bande à Chabat, vous aimerez sûrement aussi ce film de John Landis. Un peu poussiéreux peut-être, les années ont passé, mais c’est souvent tellement drôle et absurde que ça vaut le détour.

 

Il y a 25 ans : CBS Colecovision

1982
CPU: Z-80a à 3.58 MHz
RAM/ROM: 1 Ko / RAM Vidéo 16 Ko / 64 Ko interne (interpréteur Pascal intégré) + cartouches de jeux
Graphisme: 256x192x15 couleurs et transparence, 32 sprites simultanés
Mémoire de Masse:  port cartouche, extension bus en face avant

Ca ne rajeunit pas. C’était notre première console (et presque la seule d’ailleurs), une belle bête, un concentré de technologie à l’époque ! 6 millions de consoles vendues en 2 ans d’exploitation, avant la faillite de la firme.

Le parfait accessoire pour l’un des hits de cette console, c’est le volant ! « Turbo » nous a occupé des heures avec son gameplay simplissime, les voitures-bouchon qu’il fallait savoir éviter, les ambulances à qui il fallait laisser la place, les flaques d’huile dangereuses dans les virages… et les courbes sans visibilité !

On avait également d’autres jeux, comme « Zaxxon« , ou « Ladybug« …

On n’était pas très exigeant en terme de réalisme, l’aventure était essentielle ! Mine de rien, que de chemin parcouru depuis…

Merci Yannick Dahan !

Je tenais à rendre hommage à mon humble (très humble) niveau à ce monsieur, grand amateur devant l’éternel des films de genre. Au travers d’une émission comme « Opération Frisson » qui était diffusée sur Ciné Frisson (chaîne du cable et du satellite), il a su me donner des clés pour voir les films sous un angle nouveau, avec une approche critique non pas uniquement du fond (ce qui en soi n’est pas le plus difficile) mais aussi de la forme, en insistant sur le fait que les deux sont (en tout cas « doivent être ») intimement liés dans un processus créatif et narratif.

Prenant le relais dans mon éducation cinématographique du grand Jean-Pierre Dionnet qui en son temps sur Canal+ a su transmettre sa passion du cinéma bis, Yannick Dahan avec un ton libre et direct m’a ouvert les yeux…

Monsieur Dahan étant très occupé sur un travail de réalisation, l’émission qu’il présentait a été remplacée par « Frisson Break » qui sur un ton très proche décortique les sorties ciné et DVD… toujours sur Ciné Frisson, toujours le vendredi à 20h35. Dans ce nouveau format, on trouve quand même « l’instant Dahan », qui reste mon moment préféré de la semaine.

Merci à cette équipe de passionnés, je ne compte plus le nombre de DVD achetés ou le nombre de films vus au cinéma sous leur impulsion, et les bons moments passés devant des monuments du cinéma de genre 🙂

J’adore ce cinéma, je prends un plaisir immense à en découvrir un peu plus chaque semaine, et je dis : merci les gars !

Maintenant, chers lecteurs, cliquez ici. Maintenant. Et pour Frisson Break, c’est en cliquant ici.

 

La philo à l’école

A l’occasion du bac philo aujourd’hui même, j’ai entendu une intervention de Luc Ferry sur France Info. Il est ministre de l’Education Nationale depuis 2007 mais aussi philosophe, il est d’ailleurs agrégé de philosophie depuis plus de 30 ans. Son avis sur la philo et sur la façon de l’enseigner est donc a priori pertinent, en tout cas il m’a semblé l’être.

Pour faire court, il préconise un enseignement de la philo plus porté sur l’histoire de la discipline et sur ce qu’elle a apporté au Monde (suivant les différents courants philosophiques), et il suggère même que la philo sous cette forme commence à être enseignée dès la seconde. D’après lui, attaquer cette discipline sous cet angle est beaucoup plus passionnant et devrait intéresser les lycéens qui ne la considéreraient donc pas uniquement comme une « épreuve du bac ».

Cet avis me semble juste. J’aurais aimé à titre personnel être plus éclairé sur les grands philosophes au travers de ce qu’ils ont eu comme influence, au final je n’ai rien retenu de ce que j’ai fait en philo en Terminale il y a 13 ans…

En regardant un peu le parcours de l’actuel ministre, j’ai trouvé des points amusants, sans intérêt pour la plupart d’entre vous, mais bon… Il a été marié en première noce à une certaine Dominique Meunier, première coïncidence même si cette Madame Meunier ne fait pas partie de ma famille. Il a commencé à enseigner à l’école normale d’Arras (Pas-de-Calais) en 1977, je suis né à Arras cette même année ! Ajoutez à cela un discours plaisant à écouter ce matin à la radio, ça a suffit à me rendre le personnage sympathique alors même que je ne le connais pas du tout. Comme quoi, ça tient à pas grand chose 😉

L’un des sujets de philo ce matin était « Peut-on désirer sans souffrir« , ceci étant dit pour coller à l’actualité. Je n’ai aucune intention de répondre à cette question, je laisse ça aux lycéens ! Je n’ai jamais été fort en philo de toutes façons, j’ai eu 9/20 au Bac ce qui est bien, mais pas top !

Jean Rollin…

Ce gaillard a un parcours cinématographique peu banal. Ses premiers films (dans les années 70) baignaient dans une sorte de surréalisme où l’érotisme côtoyait le fantastique. Fin 70 et dans les années 80 il a eu besoin d’argent et a tourné beaucoup de films pornos (dont les titres comme « Défonce moi chéri » ou « Ma culotte est mouillée » laissent assez peu de place à la poésie), il est ensuite revenu à ses premières amours : « le film bizarre ». On notera d’ailleurs qu’il a fait jouer Brigitte Lahaie dans autre chose que des films osés, on aura pu remarquer qu’elle n’était pas si bonne actrice que ça… au passage.

Dans les films de Jean Rollin, vous verrez toujours une paire de seins. Mais surtout, vous aurez toujours droit à une mise en scène épurée, lente, sombre sans jamais être inquiétante. Certaines critiques voient même dans la façon de travailler de Jean Rollin une approche théâtrale du cinéma, pourquoi pas.

A titre personnel, le seul film que j’ai vu en entier (« réussi à regarder » pour être plus précis) est « La rose de fer », et je n’ai pas été subjugué par l’histoire, quasi inexistante en fin de compte. J’ai aussi pu admirer la fin de « La vampire nue », démontrant à quel point M. Rollin a un univers bien à lui.

Remercions Cine FX pour la diffusion régulière des films de Jean Rollin, absolument dispensables dans le fond, mais si l’occasion se présente, tentez l’aventure… pourquoi pas…

28 semaines plus tard

Comment évoquer « 28 semaines plus tard » sans parler de « 28 jours plus tard » ? Et bien en fait, c’est presque possible, mais je n’ai pas envie. Danny Boyle (le réalisateur de « 28 jours… », pour ceux du fond qui ne suivent pas) mérite plus que ça ! Oui il s’agit d’une suite, ça reprend grosso modo le même déroulement, c’est peut-être moins subtil que le premier volet et on regrettera une première partie un peu longue mais heureusement le tout est largement rattrapé par un deuxième moitié de film très rentre-dedans, typée survival forcément (avec le dénouement carrément convenu…), doté de quelques scènes hardcore jouissives, vous penserez à ces qualificatifs quand vous verrez un hélicoptère tailler dans la masse un groupe de contaminés.

« 28 semaines plus tard » est réalisé par Juan Carlos Fresnadillo, obscur réalisateur au parcours absolument pas remarquable, mais qui aura ici mené sous la baguette de Danny Boyle (producteur exécutif ici, puisque occupé par le tournage de « Sunshine ») avec brio mais peu de personnalité la suite d’un film remarquable dans son genre, mettant en scène des contaminés rappelant beaucoup des zombies, sans en être puisqu’ils ne sont pas morts (attention, geek attitude inside, la terminologie est importante). Caméra numérique, mise en scène ultra active (voire vomitive par moments), effets de lumières façon stroboscope, la recette est facile. Certes c’est efficace, mais ça manque de l’humanité des personnages de la première partie, faisant presque office d’épilogue avec une petite relance de l’intrigue pas franchement originale.

« 28 semaines plus tard » vous replongera dans l’ambiance (bande son quasi identique… mauvais point ? Ca se discute) de « 28 jours plus tard », sans apporter grand chose de plus si ce n’est un message genre « on n’est pas sorti de l’auberge », le DVD ne dépareillera pas dans votre collection, j’espère toutefois qu’on ne nous fera pas un « 28 mois plus tard », j’aurais franchement peur d’être déçu…