J’écoute du métal. Tout ça pour dire que l’histoire de l’imagerie qui entoure un style musical, le folklore vestimentaire et tout le toutim, je connais. On a vite fait de montrer du doigt le « métalleux » tout en noir, cheveux longs,… bref vous voyez le tableau. C’est bien sûr une idée reçue, et vous seriez probablement surpris de savoir que votre collègue Maurice qui s’habille en chemise à fleur dès que la température dépasse les 19°C est en fait un fan absolu de true black métal norvégien, parce que c’est bien connu : « l’habit ne fait pas le moine ».

Sans vouloir mettre en opposition tel style de musique avec tel autre, je m’étonne de l’imagerie associée à certains autres genres musicaux, que je ne maîtrise pas (pour être clair), comme le RnB. Cet exemple est le plus frappant, parce que vous aurez tous en tête un ou deux clips à la mode où le format élargi propre au 16/9è est la seule solution technique pour diffuser convenablement les formes elles aussi élargies des protagonistes féminines…  La quasi-nudité est de rigueur, et croyez bien que je ne me plains pas une seule seconde de cet état de fait (bah…). Si cette réflexion arrive sur mon blog, c’est parce qu’alors que je feuilletais Internet (oui, en mouillant mon index pour tourner les pages), j’ai constaté nombre de pochettes de compilations de musiques électroniques qui présentent sans raison apparente une jeune demoiselle franchement dévêtue, ce qui met à grande distance l’image présente sur le contenant avec la musique qu’on trouvera dans le contenu.

C’est là qu’il faut faire je pense la part des choses entre d’un côté le marketing, et de l’autre le folklore. Dans le monde merveilleux du métal, les bracelets à clous, les jeans moulants, les cheveux longs, les chaussures de 4kg pîèce sont un signe d’appartenance à un mouvement, et sont volontairement éloignés des modes (quoi que…). Dans le cas du marketing, on s’adresse clairement aux mâles, jeunes essentiellement, que le fait de dévoiler un maximum de centimètres carrés (sans un seul téton bien sûr) met dans un état second (c’est la faute aux hormones tout ça). Alors il n’y a plus aucun rapport entre le contenant et le produit qui se trouve dans l’emballage, on prétend vendre du rêve en 90C pour donner au client final du 120 bpm, avouez que ça a moins de gueule. Oserait-on alors se plaindre des boites de plats préparés qui ne montrent absolument pas ce qu’on va trouver une fois l’emballage ouvert ? Que dire des agences de voyage qui proposent un hôtel cinq étoiles en Tunisie pour que finalement le brave touriste découvre un trou à rat dans un sous-sol ?

C’est moche, et puis c’est tout.

 
Vous avez sûrement à un moment été confronté au manque de civisme d’un automobiliste, qui aura décidé de se stationner devant votre entrée de garage, ou pire sur une place handicapé alors que vous l’êtes vous-même.
Bien sûr, vous pouvez appeler la Police et attendre patiemment que les représentants de l’ordre soient disponibles pour verbaliser ou enlever le véhicule, ou alors vous pouvez utiliser une arme redoutable, simple à mettre en oeuvre : l’autocollant dissuasif. En fait, ça ne libérera pas votre entrée de garage, mais ça vous fera du bien, et ça laissera à l’effronté un souvenir aigre de son culot. Continue reading »
 

Un duel pas banal, qui met en scène une pelleté d’araignées géantes. Arac-Attack, les monstres à huit pattes (Eight Legged Freaks de son vrai nom) signé Ellory Elkayem rencontre Tarantula, un classique des années 50 de Jack Arnold.  Si l’envie me prend de faire ce parallèle, c’est parce que je viens de (re)voir ce que les producteurs de Independance Day et Godzilla ont fait de ce mythe des araignées mutantes géantes qui attaquent une petite ville tranquille, et je réalise qu’en 1955 on n’avait pas d’effets numériques, mais on avait des choses à dire,  l’occasion de faire un petit focus sur le film de Jack Arnold qui est sorti en DVD en 2007 par chez nous dans une édition sous-titrée français, je vous donnerai un lien pour le commander à la fin de cet article.

David Arquette tient le rôle phare de Eight Legged Freaks, on comptera aussi dans l’effectif la jeune Scarlett Johansson dans une prestation d’une transparence remarquable, il faut bien commencer sa carrière quelque part. Un bidon de produits toxique et des expériences hasardeuses conduisent de gentilles petites araignées au gigantisme. On mettra aussi en avant l’appât du gain qui pousse certains à accepter ces expériences sous leur sol sous prétexte d’arrangements financiers. Bien sûr, ces monstres à huit pattes finiront par croiser la route d’êtres humains autochtones et les dévoreront dans d’horribles bruits cartoonesques (qui nous permettent d’apprendre que les araignées crient, mais c’est un classique…). Rien de neuf sous le soleil, les effets sont totalement numériques, et le problème du numérique c’est que les limites du budget apparaissent de manière plus douloureuses… on est en 2002, mais ça fleure bon les années 90.

tarantula_1La tarentule crie aussi, mais elle est seule. Tarantula date de 1955 et on ne parle pas ici de produits toxiques, ou pas tout à fait. Il a été fait un parallèle entre cette vilaine bête et la peur du nucléaire, ainsi que la peur du communisme. Ces deux craintes étaient de toutes façons liées à cette époque, un an seulement après la fin de la « chasse aux sorcières » menée par McCarthy ! « Tarantula » évolue donc dans une contexte plus  chargé politiquement, et ne se préoccupe pas forcément de protection de l’environnement. Le monstre est ici une menace internationale ! Cette brave petite araignée (bon, c’est une tarentule déjà à la base) va prendre de l’embonpoint pour finalement mesurer plus de 30 mètres de haut. Pas d’effet numérique ici, forcément, mais la surimpression d’une véritable tarentule filmée en gros plan, l’effet subit le poids de la technologie de l’époque mais a le mérite de ne pas souffrir d’une animation numérique détectable à 10 mètres ! Les mouvements de la bestiole sont évidemment bien plus sympathiques (si tant est qu’on aime les vieux films).

Ellory Elkayem a en 2002 fait dans la facilité. Mais c’est son truc, puisque le gaillard s’est permis une paire d’années après de proposer Return of the Living-Dead 4 et Return of the Living-Dead 5 usant jusqu’à l’os une licence que Dan O’Bannon avait fait naître (avec le 1er) et que Brian Yuzna avait tué (avec le 3ème). Jack Arnold quant à lui s’est amusé 2 ans après cette grosse araignée à prendre le problème à l’envers avec The Incredible Shrinking Man tiré d’une nouvelle de Richard Matheson. Il aura ensuite oeuvré pour la télé avec des épisodes de Super Jaime, copine de L’homme qui valait trois milliards) et bien d’autres. Il est mort en 92.

Sans aucun doute, Tarantula vainqueur par KO, avec un fond bien plus intéressant (étant donné le contexte du film) même si la forme a une cinquantaine d’années. Les effets numériques, c’est moche ; les marionnettes c’est mieux.

>> Vous voulez le DVD, c’est ici (mais c’est cher)

 

Tout le monde connaît la police de caractères Comic Sans, de Microsoft. Elle était à l’origine prévue pour être utilisée dans les bulles d’informations contextuelles, histoire de faire un parallèle amusant avec les bulles des bandes dessinées.

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