La philo à l’école

A l’occasion du bac philo aujourd’hui même, j’ai entendu une intervention de Luc Ferry sur France Info. Il est ministre de l’Education Nationale depuis 2007 mais aussi philosophe, il est d’ailleurs agrégé de philosophie depuis plus de 30 ans. Son avis sur la philo et sur la façon de l’enseigner est donc a priori pertinent, en tout cas il m’a semblé l’être.

Pour faire court, il préconise un enseignement de la philo plus porté sur l’histoire de la discipline et sur ce qu’elle a apporté au Monde (suivant les différents courants philosophiques), et il suggère même que la philo sous cette forme commence à être enseignée dès la seconde. D’après lui, attaquer cette discipline sous cet angle est beaucoup plus passionnant et devrait intéresser les lycéens qui ne la considéreraient donc pas uniquement comme une « épreuve du bac ».

Cet avis me semble juste. J’aurais aimé à titre personnel être plus éclairé sur les grands philosophes au travers de ce qu’ils ont eu comme influence, au final je n’ai rien retenu de ce que j’ai fait en philo en Terminale il y a 13 ans…

En regardant un peu le parcours de l’actuel ministre, j’ai trouvé des points amusants, sans intérêt pour la plupart d’entre vous, mais bon… Il a été marié en première noce à une certaine Dominique Meunier, première coïncidence même si cette Madame Meunier ne fait pas partie de ma famille. Il a commencé à enseigner à l’école normale d’Arras (Pas-de-Calais) en 1977, je suis né à Arras cette même année ! Ajoutez à cela un discours plaisant à écouter ce matin à la radio, ça a suffit à me rendre le personnage sympathique alors même que je ne le connais pas du tout. Comme quoi, ça tient à pas grand chose 😉

L’un des sujets de philo ce matin était « Peut-on désirer sans souffrir« , ceci étant dit pour coller à l’actualité. Je n’ai aucune intention de répondre à cette question, je laisse ça aux lycéens ! Je n’ai jamais été fort en philo de toutes façons, j’ai eu 9/20 au Bac ce qui est bien, mais pas top !

Jean Rollin…

Ce gaillard a un parcours cinématographique peu banal. Ses premiers films (dans les années 70) baignaient dans une sorte de surréalisme où l’érotisme côtoyait le fantastique. Fin 70 et dans les années 80 il a eu besoin d’argent et a tourné beaucoup de films pornos (dont les titres comme « Défonce moi chéri » ou « Ma culotte est mouillée » laissent assez peu de place à la poésie), il est ensuite revenu à ses premières amours : « le film bizarre ». On notera d’ailleurs qu’il a fait jouer Brigitte Lahaie dans autre chose que des films osés, on aura pu remarquer qu’elle n’était pas si bonne actrice que ça… au passage.

Dans les films de Jean Rollin, vous verrez toujours une paire de seins. Mais surtout, vous aurez toujours droit à une mise en scène épurée, lente, sombre sans jamais être inquiétante. Certaines critiques voient même dans la façon de travailler de Jean Rollin une approche théâtrale du cinéma, pourquoi pas.

A titre personnel, le seul film que j’ai vu en entier (« réussi à regarder » pour être plus précis) est « La rose de fer », et je n’ai pas été subjugué par l’histoire, quasi inexistante en fin de compte. J’ai aussi pu admirer la fin de « La vampire nue », démontrant à quel point M. Rollin a un univers bien à lui.

Remercions Cine FX pour la diffusion régulière des films de Jean Rollin, absolument dispensables dans le fond, mais si l’occasion se présente, tentez l’aventure… pourquoi pas…

28 semaines plus tard

Comment évoquer « 28 semaines plus tard » sans parler de « 28 jours plus tard » ? Et bien en fait, c’est presque possible, mais je n’ai pas envie. Danny Boyle (le réalisateur de « 28 jours… », pour ceux du fond qui ne suivent pas) mérite plus que ça ! Oui il s’agit d’une suite, ça reprend grosso modo le même déroulement, c’est peut-être moins subtil que le premier volet et on regrettera une première partie un peu longue mais heureusement le tout est largement rattrapé par un deuxième moitié de film très rentre-dedans, typée survival forcément (avec le dénouement carrément convenu…), doté de quelques scènes hardcore jouissives, vous penserez à ces qualificatifs quand vous verrez un hélicoptère tailler dans la masse un groupe de contaminés.

« 28 semaines plus tard » est réalisé par Juan Carlos Fresnadillo, obscur réalisateur au parcours absolument pas remarquable, mais qui aura ici mené sous la baguette de Danny Boyle (producteur exécutif ici, puisque occupé par le tournage de « Sunshine ») avec brio mais peu de personnalité la suite d’un film remarquable dans son genre, mettant en scène des contaminés rappelant beaucoup des zombies, sans en être puisqu’ils ne sont pas morts (attention, geek attitude inside, la terminologie est importante). Caméra numérique, mise en scène ultra active (voire vomitive par moments), effets de lumières façon stroboscope, la recette est facile. Certes c’est efficace, mais ça manque de l’humanité des personnages de la première partie, faisant presque office d’épilogue avec une petite relance de l’intrigue pas franchement originale.

« 28 semaines plus tard » vous replongera dans l’ambiance (bande son quasi identique… mauvais point ? Ca se discute) de « 28 jours plus tard », sans apporter grand chose de plus si ce n’est un message genre « on n’est pas sorti de l’auberge », le DVD ne dépareillera pas dans votre collection, j’espère toutefois qu’on ne nous fera pas un « 28 mois plus tard », j’aurais franchement peur d’être déçu…

 

Beowulf

Non, pas le film de 1999 avec Christophe Lambert… Ici il s’agit d’un Robert Zemeckis, et pas n’importe lequel, puisque c’est une révolution technologique !

Robert Zemeckis a utilisé ici la « performance capture« , technique qui consiste à numériser les acteurs et en particulier leurs mouvements pour ensuite réutiliser ces captures pour la réalisation d’un film. Imaginez qu’on mémorise Brad Pitt, et qu’on puisse ensuite le faire tourner dans n’importe quel film sans même le déranger !

C’est bien sûr un peu exagéré, mais la voie est ouverte… et d’autres films arrivent sur le même procédé, comme « A Christmas Caroll » de… Robert Zemeckis.

On vient d’acheter le DVD, le visionnage est pour très bientôt (ce soir ?) et je m’attends à un choc. D’abord parce que c’est un film épique comme je les aime, ensuite parce que techniquement il semble être terriblement impressionnant. En tout cas le trailer est appétissant !

-> Je fais un petit ajout rapide à cet article aujourd’hui (11/06), pour dire : c’est mortel ! Epique, brutal… de l’action en permanence, des mouvements de caméra comme on n’aurait jamais pu oser en imaginer. Cette technologie est bluffante et Robert Zemeckis propose là un film E-NOR-ME ! Inutile de dire que je le recommande chaudement 😉

Tenacious D. in The Pick of Destiny

Oui, ce billet est le premier et fait office de test… L’occasion de vous inciter à regarder un excellent film… « Tenacious D. in The Pick of Destiny ».

Film réalisé par Liam Lynch (dont voici la filmographie), voilà deux personnages (Jack Black et Kyle Gas) qui se trouvent, et partent ensemble à la recherche du fameux « médiator du destin » (Pick of Destiny), censé leur apporter la Gloire !

Une comédie musicale « heavy metal », dans laquelle on va trouver quelques vedettes comme Ronnie James Dio dans son propre rôle, Dave Grohl dans le rôle Satan, Ben Stiller ou encore Tim Robbins.

Dispo en DVD, voilà un immanquable à la bande son fabuleuse, qui fait indubitablement partie de mes films préférés !

Pour ceux qui n’auraient pas remarqué, Jack Black a également joué dans « King Kong » de Peter Jackson (dans le rôle de Denham, le réalisateur mégalo) mais aussi dans « Nacho Libre », le film de l’inconnu Jared Hess qui conte l’histoire d’un catcheur mexicain ! Je n’ai pas encore vu ce chef-d’oeuvre, mais comptez sur moi pour vous en parler si ça devait arriver…

Allez, un extrait de « Tenacious D. in … » puisque vous avez été sages.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire… Achetez ce DVD !!