The IT Crowd

Si vous avez Netflix, vous avez sûrement vu dans les suggestions cette série britannique en cinq saisons au nom étrange de « The IT Crowd ». Le pitch écrit par la plateforme de streaming ne donne pas forcément envie de s’y intéresser mais en creusant un peu l’Internet, on y trouve des arguments en faveur de l’expérience de visionnage.

Graham Linehan

Tout d’abord, la série est scénarisée par un auteur à qui on doit les épisodes de « Father Ted », une série irlandaise des années 90 qui vaut son pesant de pop-corn malgré son côté désuet lié aux petits budgets (et aux années 90). Rien que ce point m’a motivé à m’intéresser à « The IT Crowd ». L’écriture de ce gars est savoureuse, et très britannique teintée de l’immense gentillesse irlandaise puisqu’il est de Dublin le bonhomme.  Je profite de parler de Graham Linehan pour vous indiquer qu’il est à l’oeuvre sur la série « Motherland » , je le note d’ailleurs moi aussi dans un coin.

Autre indication positive concernant « The IT Crowd », la présence immédiatement identifiable de Richard Ayoade et un peu plus tard dans la série celle de Matt Berry. Ces deux-là ne vous diront peut-être pas grand chose, mais j’ai parlé il y a un bon moment maintenant de « Garth Marenghi’s Darkplace », ils en sont. Et j’adore le jeu complètement irritant de Matt Berry et celui tout à fait touchant de naïveté de Richard Ayoade. Impossible que je ne me lance pas pour le coup.

Chose faite. Disons que j’ai fait un peu plus que « me lancer », puisque j’ai ingurgité les cinq saisons en relativement peu de temps (25 épisodes de 22 minutes…), et que même si la première demi-saison n’était pas franchement une grosse rigolade, ça l’est devenu par la suite. L’accent irlandais de Chris O’Dowd est génial, la prestation de Christopher Morris dans le rôle de Reynholm père est fabuleuse… Grosso modo on pourrait croire qu’on suit les péripéties d’un service informatique d’une multinationale quelconque, mais ça n’a en fait vraiment pas grand chose à voir avec l’IT. Une « manager » se trouve placée à la tête du service informatique dans lequel végètent deux geeks un peu nerds, faisant à peu près tout sauf aider les utilisateurs en détresse. L’action se passe dans une grosse boite répondant au nom de son patron Reynholm, qui s’avère être complètement déjanté. Son fils reprend l’affaire au bout de quelques saisons, mais ce n’est pas beaucoup mieux car ce gars ne comprend pas le concept de harcèlement sexuel et se montre tout au long des épisodes un connard intégral… ce qui ajoute au comique de la série bien sûr. Parfois peut-être la série manque de relief, mais les acteurs sont attachants et leurs péripétie aussi burlesques que délirantes.

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