Le gore : oui ; le torture porn : non

Oui, j’arrive un paquet d’années après la guerre… mais en y pensant, je me suis dit que ça ne mangerait pas de pain de l’écrire.

J’aime le gore. Les viscères, le sang, la cervelle, les démembrements : c’est chouette. Mais il ne suffit pas que ce soit sanglant pour que ça me plaise… et c’est pour ça que j’ai vraiment du mal avec le « torture porn ». Pour situer : pensez Hostel d’Eli Roth ou encore l’un des tous premiers épisodes de The Walking Dead S07 (si vous voyez ce que je veux dire). Là, j’y arrive pas. La douleur n’est pas le registre émotionnel qui me convient.


Je passerai rapidement sur le cas d’Eli Roth parce que même si le gars semble être un vrai gros passionné du cinéma de genre, sa réalisation est vraiment passable. Tout ce que j’ai retenu d’Hostel c’est l’ambiance « tournons un porno en République Tchèque ». Non, je ne fais pas la fine bouche, je ne mélange pas les genres c’est tout.
Par contre, Saw, qui date d’une petite année avant l’oeuvre de Roth, est un peu à part. D’abord thriller, la torture est partie intégrante du film, mais c’est un peu le Usual Suspect du genre. Je reconnais à son réalisateur James Wan un immense talent dans la mise en scène. Ce mec est vraiment très fort, il suffit pour s’en convaincre de regarder The Conjuring (2013), petite pépite du thriller d’épouvante comme on en voit rarement. Les multiples suites de la licence à la scie ne sont qu’échos blafards…

Le « torture porn » est un sous genre dans lequel je ne vois qu’une envie de snuff voyeuriste. Un peu comme les mecs qui ralentissent sur l’autoroute pour voir un accident (et pourquoi pas un peu de sang). Avoir peur de la douleur est normal et jouer là-dessus me semble d’une fainéantise créatrice un peu triste. De la bonne épouvante, qui joue sur les codes du quotidien, sur des peurs enfouies, sur du malaise psychologique… c’est quand même plus enthousiasmant.

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