L’Angleterre et la censure

Ce n’est pas forcément un sujet que je suis de près, mais j’ai découvert récemment que la censure était sévère en Angleterre en ce qui concerne les contenus  de films et séries. Depuis quelques années, c’est l’industrie du porno qui est la plus visée avec des interdictions de diffusion de personnes impliquées dans des pratiques sexuelles très spécifiques.

Chose peu étonnante, on ne peut pas voir en Angleterre de scène de viol dans un film X. Dans l’idée, rien de bien choquant, il s’agit tout de même d’une mise en scène d’un crime grave… pourtant on autorise les scènes de meurtre. Mais personnellement je pense que le viol dans le porno présente un trop gros risque de banalisation de l’acte donc dans le fond, je suis plutôt d’accord avec ce contrôle. Par contre, on interdit aussi les “femmes fontaines” (“squirting”), les baillons, la fessée (!!), et quelques autres trucs comme le “fist”. Je ne cherche pas à faire la promotion d’aucune sorte d’une pratique ou d’une autre, mais je respecte les goûts de chacun en matière de jeux sexuels et là je trouve que l’interdiction dépasse les limites de la liberté de personnes adultes et consentantes…

Les téléspectateurs anglais semblent tellement sensibles d’ailleurs que même le gore passe à la trappe. Pour ceux qui ont vu le premier épisode de la saison 7 de “The Walking Dead”, il est une évidence qu’il est particulièrement intense et difficile en terme de violence. Et bien l’autorité anglaise (équivalente du CSA en France) a coupé quelques minutes, supprimant les scènes les plus dures. Encore une fois, je comprends l’idée, mais ça me gène que ce soit une autorité qui décide pour tous les spectateurs… Bon, j’imagine que le téléchargement illégal aura corrigé le tir.

Je ne dis pas qu’il faut tout laisser passer. Mais quand j’entends le mot censure, je ne peux m’empêcher de penser à “morale”… qui comme chacun sait est une notion très variable ! Avec le retour du conservatisme en Europe, teinté de “religion”, je me demande si petit à petit on ne va pas se faire grignoter cette liberté, sans cesse attaquée depuis les années 70. J’aime le gore, j’aime le porno, je les veux libres.

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